Etude sur le devenir des sortants d'hébergement

Les résultats d’une étude nationale menée par le cabinet Geste et pilotée par le Ministère de l’Egalité des Territoires et du Logement, en étroite articulation avec l’Union Sociale pour l’Habitat (USHUSHUnion sociale pour l’habitat) et la FNARSFNARSAncien nom de la Fédération des acteurs de la solidarité ont été publiés.

Cette étude porte sur le devenir des sortants de structures d’hébergement ayant accédé à un logement.

Le mode de recueil des données choisi pour constituer la cohorte a été la reconstitution du parcours des ménages a posteriori (ménages déjà installés dans le logement). Il s’est appuyé sur un recueil d’information à partir des 14 bailleurs sociaux engagés dans l’étude avec l’appui de leurs associations régionales et représentant 3 régions aux caractéristiques différentes : la Région Nord-Pas-de-Calais (département du Nord), la Région Centre (départements du Cher, d’Indre et Loire et du Loiret), la Région Ile-de-France (tous départements confondus).

Le protocole d’étude articule une approche quantitative (recueil et analyse de données statistiques sur la cohorte) et une approche qualitative, à partir d’entretiens individuels avec des ménages de la cohorte et des entretiens de contexte avec bailleurs et structures d’hébergement.

Des synthèses figurent à la fin de chaque partie du document, la FnarsFnarsAncien nom de la Fédération des acteurs de la solidarité a également réalisé une fiche de synthèse.

Des freins et des leviers sont résumés dans ces synthèses.

Pour résumer, un des premiers objectifs de l'étude était, en objectivant leur parcours, d'évaluer le degré de réussite des opérations de logement des personnes issues de structures d'hébergement.

L'étude des 652 ménages de la cohorte apporte des retours plutôt encourageants avec des ménages qui s'insèrent plutôt bien dans le logement social si l'on se réfère à toute une série d'indicateurs présentés dans le rapport:

  • Des ménages qui sont toujours dans le logement (recul de 2 ans pour l'ensemble de la cohorte et de presque 4 ans pour les ménages enquêtés à domicile)
  • Un niveau d'impayés dans la moyenne des locataires HLMHLMHabitation à loyer modéré (il en va de même pour les procédures engagées à ce titre)
  • Pas de surreprésentation au niveau des troubles de jouissance

Les 14 bailleurs ont fait état d'un public qui, non seulement ne présente pas de spécificités particulières à leurs yeux, mais serait parfois "plus rassurant" (situation connue, accompagnement en structure à l'entrée dans le logement, des ménages souvent bien solvabilisés par l'APLAPLAide personnalisée au logement avec des garanties financières mises en place) que des ménages précaires (ou même moins) relogés en direct.

La conclusion majeure est qu'il n'y a pas de "public sortants de structures d'hébergement" qui auraient des spécificités ou des comportements similaires, notamment par rapport au mode d'habiter. Il n'y a que des parcours singuliers qui ont en commun le manque de logement à un moment donné de leur vie et la notion de rupture (à noter qu'ont été rencontrées plusieurs personnes investies dans la vie sociale et marquées par une "sensibilité sociale" qu'elles réfèrent justement à ce parcours difficile).

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Télécharger la fiche de synthèse de la FNARSFNARSAncien nom de la Fédération des acteurs de la solidarité

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