PLAN PAUVRETÉ - Entre avancées significatives et nécessité d’une seconde étape

Avec 9 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté (+1 million de personnes pauvres depuis la crise de 2008), l’annonce le 13 septembre de la stratégie quinquennale de lutte contre la pauvreté des enfants et des familles, reportée de juillet à septembre, était très attendue par les associations. La fédération s’était fortement impliquée dans les groupes de concertation nationale organisés par la délégation interministérielle à la pauvreté au premier trimestre 2018 pour y porter ses propositions. Après des premières mesures qui n’ont pas été favorables aux personnes en difficulté (réduction des APLAPLAide personnalisée au logement, des contrats aidés, baisse des crédits du logement social….), la présentation d’une stratégie dotée de 8 milliards d’€ sur 4 ans dont 3,8 consacrés à la revalorisation de la prime d’activité constitue une inflexion positive en faveur des politiques de solidarité. Cet effort substantiel doit cependant être mis en perspective avec les coupes budgétaires annoncées au budget 2019 sur le logement (-1,6 milliards dont les  APLAPLAide personnalisée au logement), sur les aides sociales (les allocations familiales, les pensions et l’APLAPLAide personnalisée au logement n’évolueront qu’à hauteur de + 0,3 % alors qu’elles étaient indexées à l’inflation estimée à 2 % en 2019), sur la politique de l’emploi et les contrats aidés (qui pourrait passer à 100 000 PEC en 2019 pour 200 000 en 2018). Quel sera le solde budgétaire net des politiques de solidarité en 2019 ? Est-ce que les conditions de vie et le pouvoir d’achat des plus pauvres vont réellement s’améliorer? Nous ne le saurons qu’au moment de l’adoption du budget 2019.

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