Un enjeu fort du Grenelle: le contrat unique d'insertion

Face à la multiplicité et à la rigidité des contrats existants, la FnarsFnarsAncien nom de la Fédération des acteurs de la solidarité réclame depuis 2002 un contrat unique d’insertion. Elle a soutenu cette demande lors de la préparation de la Loi de programmation pour la cohésion sociale en 2005 et le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, a validé notre conception du contrat unique au moment du lancement du Grenelle de l’insertion.


Dans une période où, une fois de plus, les structures de l’IAEIAEInsertion par l'Activité Économique, et particulièrement les chantiers, sont malmenés, le Grenelle de l'insertion peut être une chance. Profitons de l’opportunité ouverte par le Président de la République pour satisfaire l’un de ses Ministres d’ouverture et tentons d’obtenir ce que nous réclamons depuis des années, à savoir un dispositif simple et des financements pérennes au service des plus éloignés du marché de l’emploi.

Pour nous, l’insertion par l’économique passe nécessairement par le contrat de travail.

Le contrat unique d’insertion, c’est un seul contrat propre à répondre à toutes les situations de difficultés d’accès à l’emploi. Chaque parcours étant unique, il sera utilisable dans les structures d’insertion comme dans les entreprises, et mettra en avant les notions fondamentales de formation et d’accompagnement.
Ce contrat, ouvert à tous ceux qui se trouvent en situation de précarité ou d’exclusion, devra favoriser souplesse et adaptation permanente. Nous tenons à mettre en particulier l’accent sur les 18/25 ans qui sont sans qualification, parfois désocialisés. Le contrat unique doit constituer pour ces jeunes un tremplin vers l’emploi.

Ce que nous voulons :
- une durée de travail alternant un temps de travail effectif, un temps d’apprentissage/de formation et un temps d’accompagnement ;
- une durée de contrat étendue selon les besoins de chacun ;
- une rémunération basée sur la durée contractuelle de travail et sur le Smic, ainsi que des avantages sociaux anticipés et maîtrisés ;
- un accompagnement indispensable ;
- des droits identiques à ceux des autres salariés en terme de représentation  et de protection sociale.

La prise en charge financière du contrat unique d’insertion doit intégrer tous les volets, production, formation, accompagnement. Elle doit être pérenne, transparente et simplifiée.

Dans le cadre d’expérimentations, après un diagnostic initial, une enveloppe forfaitaire sera octroyée à la structure d’insertion et réajustée à la fin du contrat, le contrôle devant être fait a posteriori et non a priori comme aujourd’hui.

Occasion unique de créer ce contrat innovant, le Grenelle doit être aussi un moment de tribune commune avec les autres réseaux qui, en amont, ont déjà beaucoup travaillé au sein du CNIAE sur le sujet.

Nous y prendrons toute notre part !

Nicole Maestracci et Eric Pliez

ImprimerE-mail

Pendant les travaux... les contrats aidés restent d'actualité !

Nous avons évoqué, dans le numéro de novembre 2007 de la Gazette, le lancement par le Haut commissariat aux solidarités actives d’un Grenelle de l’insertion sur le thème "insertion professionnelle et accompagnement social", ainsi que ses enjeux.

Le Grenelle de l’insertion a été officiellement lancé à Grenoble, les 23 et 24 no-vembre 2007, à l’occasion du forum sur les expérimentations sociales. Il s’étendra sur une durée de 6 mois.

Lire la suite

ImprimerE-mail

Démarrage du Grenelle de l'insertion: la position du CNIAE

 

Dans une déclaration du bureau, le 6 novembre dernier, le CNIAE, dont fait partie la FnarsFnarsAncien nom de la Fédération des acteurs de la solidarité, se félicite que l’IAE soit un élément majeur dans la démarche du Grenelle de l’insertion, tout en souhaitant que les conférences thématiques prévues dans les mois qui viennent par le Haut commissariat aux solidarités actives orientent les travaux des groupes de travail sur des problématiques de réflexion.

Lire la suite

ImprimerE-mail

Contrats aidés : un début de mobilisation

En 2007. La FnarsFnarsAncien nom de la Fédération des acteurs de la solidarité et le CNIAE ont interpellé les cabinets de Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté et Christine Lagarde, ministre de l’Economie, des finances et de l’emploi à propos de la réduction du nombre de contrats aidés.

Lire la suite

ImprimerE-mail

Connectez-vous à votre compte