Non à la restriction de l’Aide médicale d’Etat !

Dans le cadre du projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif, le Sénat a voté le 21 juin dernier la suppression de l’AMEAMEAide médicale de l'État au profit d’une aide médicale d’urgence (AMU) qui ne financerait plus que les soins urgents et vitaux pour les personnes en situation irrégulière résidant depuis plus de trois mois en France.

Très inquiète de cette nouvelle restriction à l’égard des plus précaires, la Fédération a adressé un courrier à la Ministre des solidarités et de la santé, Mme Agnès Buzyn, signé par cinq autres associations (Uniopss, Médecins du Monde, Aides, Secours catholique, la Croix-Rouge française).

Elle y fait part de son inquiétude grandissante face à la menace qui pèse régulièrement sur l’AMEAMEAide médicale de l'État et l’accès aux soins des plus précaires et insiste sur la nécessité d’intégrer l’AMEAMEAide médicale de l'État dans le régime général de la sécurité sociale pour assurer un égal accès à la prévention et aux soins pour les personnes résidant en France.

Cette réforme ne serait pas fondamentalement nouvelle et est tout à fait réalisable : jusqu'à la loi Pasqua de 1993, l'accès à l'assurance maladie n'était subordonné à aucune condition de régularité du séjour. Cette proposition est de plus partagée par de nombreuses institutions, qui recommandent depuis plusieurs années d’inclure l’AMEAMEAide médicale de l'État dans l’Assurance maladie (dont l’IGASIGASInspection générale des affaires sociales et l’IGF, le Défenseur des droits, l’Académie de médecine) et elle apparaît dans le rapport final du groupe de travail « accès aux droits » de la stratégie pauvreté.

Parce qu’il n’est pas ici question que de dignité et d’humanité mais également de santé publique, le monde médical s’est également exprimé la semaine dernière pour défendre l’AMEAMEAide médicale de l'État. Vous pouvez retrouver leur tribune dans Libération ici.

 

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