Position travail social

CONTEXTE

De la notion « d’assistance » à la fin du XIXe siècle, on est passé à celles de « suivi », de « prise en charge », d’« intervention » et « d’accompagnement ». Le terme d’accompagnement social fait sa première apparition en 1992 dans un texte relatif au revenu minimum d’insertion (RMI).

En France, la réflexion sur une définition précise et officiellement reconnue du travail social est encore en cours. Toutefois, celle proposée par l'International Association of Schools of Social Work, le 10 juillet 2014 à Melbourne, semble faire consensus : le travail social « promeut le changement et le développement social, la cohésion sociale, le pouvoir d’agir et la libération des personnes. Les principes de justice sociale, de droit de la personne, de responsabilité sociale collective et de respect des diversités, sont au cœur du travail social. Etayé par les théories du travail social, des sciences sociales, des sciences humaines et des connaissances autochtones, le travail social encourage les personnes et les structures à relever les défis de la vie et agit pour améliorer le bien-être de tous.»

L’accompagnement social repose ainsi sur l’idée du « faire ensemble », il s’appuie sur les capacités des personnes accompagnées.

À ce jour, l’accompagnement social est réalisé par un ensemble très large d’intervenants sociaux dans des secteurs très divers mobilisant une grande variété d’employeurs et de statuts. Médiateurs de rue, médiateurs de quartier, animateurs, éducateurs, assistants de service social, travailleurs pairs, techniciens de l'intervention sociale et familiale, chargés d’insertion professionnelle, encadrants techniques, conseillers en économie sociale et familiale,bénévoles…

POSITIONNEMENT DE LA FNARSFNARSAncien nom de la Fédération des acteurs de la solidarité

L’accompagnement social constitue le cœur de métier des associations adhérentes à la FNARSFNARSAncien nom de la Fédération des acteurs de la solidarité. Il est t mis en œvredans les structures d’hébergement, dans les structures d’insertion par l’activité économique, dans les maraudes qui ont pour but d’aller vers les personnes qui ne sollicitent pas les intervenants sociaux. L’accompagnement proposé dans le réseau permet de travailler en proximité avec la personne, sur des situations complexes.

La FNARSFNARSAncien nom de la Fédération des acteurs de la solidarité défend l’idée d’un accompagnement social global qui prend en compte l’individu et sa situation sociale dans ses diverses dimensions : situation financière, emploi, logement, santé physique et psychique, situation familiale, antécédents judiciaires, etc.

Aujourd’hui existe un cloisonnement entre l’accompagnement vers l’emploi et l’accompagnement social, ce qui constitue une des difficultés pour les bénéficiaires du RSA. En outre, souvent spécialisés par dispositifs , les travailleurs sociaux connaissent les moyens de leur champ de compétence ou de leur institution. Ilsn’ont pas toujours une vision globale de l’ensemble des droits dont pourraient bénéficier la personne.

L’accompagnement global implique une coordination entre les différents intervenants (emploi, formation, santé, etc.) et une mobilisation des ressources disponibles sur un territoire. Il doit permettre d’identifier l’origine des difficultés vécues par la personne en réalisant un diagnostic social, première étape de l’accompagnement social.. Il s’inscrit ainsi dans une logique d’insertion durable, loin de la logique d’assistance, et cherche à construire avec la personne un parcours d’insertion adapté.

ACTION DE LA FNARSFNARSAncien nom de la Fédération des acteurs de la solidarité

Un cadre de référence pour l’accompagnement social a été élaboré à l’issue d’un travail avec les personnes accompagnées, les intervenants sociaux et les bénévoles. Il y est présenté dans un ouvrage paru en 2010 : le Livre blanc de l’accompagnement social.

En 2013, la FNARSFNARSAncien nom de la Fédération des acteurs de la solidarité a poursuivi le travail engagé au travers de l’organisation des Journées du travail social à Valence. Plus de 900 personnes ont contribué à faire émerger des propositions pour une évolution du travail social.

La FNARSFNARSAncien nom de la Fédération des acteurs de la solidarité a formalisé ces propositions, ainsi que les contributions d’experts qu‘elle a sollicités, sous la forme d’une plateforme de propositions articulée autour de quatre grands axes :

  • pour un droit à l’accompagnement social pour tous ;
  • un conseil national de l’intervention sociale ;
  • vers des consultations sociales de proximité ;
  • pour  une refondation des formations des travailleurs et intervenants sociaux.

Prévu dans le plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté le gouvernement a lancé une démarche d’Etats Généraux du travail Social, La FNARSFNARSAncien nom de la Fédération des acteurs de la solidarité a largement contribué aux divers groupes de travail proposés.

Au terme de la démarche Le plan d’action en faveur du travail social et du développement social est présenté en conseil des ministres le 21 octobre 2015.

Il se décline en 26 mesures organisées en quatre axes :

-          faire participer les personnes et mieux les accompagner ;

-          promouvoir le développement social pour simplifier les politiques publiques et les organisations ;

-          valoriser le travail social et moderniser l’appareil de formation ;

-          rénover la gouvernance du travail social.

Le suivi de ce plan prévu sur 5 ans, a été confié à François Soulage.

PUBLICATIONS FNARSFNARSAncien nom de la Fédération des acteurs de la solidarité 

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