Campagne "Ma santé est un droit" - Tout le monde devrait pouvoir se faire soigner près de son domicile

       
Lien image vers affiche TOUT LE MONDE DEVRAIT POUVOIR
SE FAIRE SOIGNER PRÈS DE SON DOMICILE !
#masantéestundroit Image logo Facebook   Image logo Twitter  
 
 

Alors que la Stratégie nationale de santé et les budgets santé 2018 sont en cours d’élaboration, la Fédération a lancé sa campagne mensuelle « Ma santé est un droit ». Avec une newsletter thématique par semaine, elle a repris les messages forts du plaidoyer santé de la Fédération et a été l’occasion de présenter ses outils à destination des personnes :

  • un observatoire santé pour que les personnes précaires signalent les refus de soins
  • une affiche, à apposer dans l’ensemble des associations accueillant du public, pour informer les personnes de l’existence de l’observatoire et des recours existants en matière de refus de soins des professionnels de santé.

La Fédération a plus que jamais besoin de vos remontées d’informations, avant jeudi 30 novembre, afin de défendre au mieux l’accès à la prévention et à la santé des personnes les plus précaires.

     
    TOUT LE MONDE DEVRAIT POUVOIR SE FAIRE SOIGNER PRÈS DE SON DOMICILE !
   
   

Selon le rapport de l’UFC Que Choisir de juin 2016, près de 15 millions de français (soit 23% de la population métropolitaine) éprouvent des difficultés à consulter un médecin généraliste situé à moins de 30 minutes de leur domicile. En 2016, on dénombre 3,2 millions de personnes (5 % de la population) vivant dans un désert médical (densité médicale pour 100 000 habitants en deçà de 60% de la moyenne nationale).
Cette notion de désertification recouvre à la fois l’éloignement des équipements de santé mais aussi la difficulté de trouver un médecin traitant, sans dépassement d’honoraires, dans des délais raisonnables.
Ce phénomène freine l’accès aux soins et nuit particulièrement aux personnes les plus précaires, comme l’illustre le témoignage de Jean-François Krzyzaniak, membre du Conseil régional des personnes accueillies et accompagnées Pays de la Loire, habitant d’Angers :

Aujourd’hui, un nombre croissant de médecins partent en retraite sans trouver de successeurs. En zone rurale, les autres médecins ne peuvent pas récupérer l’ensemble de la patientèle. Beaucoup de patients précaires, faute de médecins, sont alors obligés d’aller aux urgences ou à la PASS (permanence d’accès aux soins de santé) et pour les médecins qui acceptent tout le monde, leur patientèle explose !
Dans les villes, le problème peut encore être différent : à Angers, par exemple, ce n’est pas un problème de désert médical, c’est un manque de professionnels. En ce moment j’ai besoin d’aller régulièrement chez un spécialiste. Les délais d’attente étant beaucoup trop longs ici, je suis obligé d’aller à Nantes en payant 34 euros de train à chaque fois.

La Stratégie nationale de santé et le projet de loi de financement de la sécurité sociale, voté en première lecture à l’Assemblée nationale, proposent des mesures pour lutter contre les déserts médicaux, comme l’augmentation du nombre de Maisons de santé pluridisciplinaires et le développement de la télémédecine. Sur ce dernier point, la Fédération reste vigilante et attire l’attention sur l’importance du lien humain lors d’une consultation, notamment pour les personnes dont la précarité altère la santé et leur rapport au monde médical.

La Fédération demande une politique volontariste de lutte contre le non recours aux soins. Elle salue l’objectif de développement de Maisons de santé pluridisciplinaires, le soutien à l’installation de médecins dans les zones sous dotées et attend, en vain pour l’instant, la mise en œuvre de mesures complémentaires, pour permettre aux plus précaires et aux plus éloignés des soins d’y avoir recours.

Ainsi, il est urgent que la généralisation du tiers payant, inscrite dans la loi santé 2016, puisse être effective au plus vite, malgré les dernières annonces du gouvernement ; que la lutte contre les refus de soins soit réellement mise en œuvre via la publication des rapports des commissions d’évaluation des pratiques de refus de soins (attendus depuis fin septembre) et que des budgets conséquents soient affectés à l’interprétariat et à la médiation en santé.

C'est en tout cas ce que la Fédération continuera de porter dans les semaines à venir, au niveau national et sur les territoires, dans le cadre de la concertation autour de la stratégie nationale de santé et de l’adoption des projets régionaux de santé.

   
           
    OCTOBRE   ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––>   NOVEMBRE
   
    Tout le monde devrait pouvoir bénéficier d’une couverture maladie Tout le monde devrait avoir accès au tiers payant Tout le monde devrait pouvoir obtenir un rendez-vous médical Tout le monde devrait pouvoir se faire soigner près de son domicile
   
  Pour tout renseignement, contactez :
Marion Quach-Hong - Chargée de mission Santé
Titre - Fédération des acteurs de la solidarité

ImprimerE-mail

Connectez-vous à votre compte