Position Enfance / famille

CHIFFRES 

Plus de 3 millions d’enfants sous le seuil de pauvreté en France

41 % des enfants de moins de 18 ans vivant dans des familles monoparentales se situent sous le seuil de pauvreté (contre 20 % dans l’ensemble de la population)

Plus de 600 000 enfants vivent dans des environnements délétères, voire à la rue

Rapport Unicef France « Chaque enfant compte. Partout, tout le temps »- Juin 2015

CONTEXTE

Quand, autrefois, les générations les plus anciennes pouvaient subvenir aux générations les plus jeunes, faisant de la famille un rempart contre l’exclusion, aujourd’hui les parents peuvent avoir du mal à subvenir aux besoins de leurs enfants, qui peinent à prendre leur autonomie.

L’augmentation du nombre de séparations fragilise la cellule familiale, avec des répercussions sur le plan sociétal : accroissement des besoins en logement, augmentation du nombre de familles monoparentales en situation de pauvreté, difficulté des mères/pères à subvenir aux besoins de leur(s) enfant(s). Et les difficultés matérielles de vie auxquelles sont confrontées les familles peuvent se répercuter sur les enfants : par exemple, vivre dans un logement qui n’offre pas un espace où faire ses devoirs peut entraîner des difficultés scolaires.  Pour les mères/pères qui n’obtiennent pas la garde de leurs enfants, l’éloignement affectif ajoute une difficulté supplémentaire dans la projection nécessaire pour se construire un avenir.

La question de la conciliation vie familiale/vie professionnelle reste également une problématique majeure pour les familles face à l’insuffisance des modes de garde des enfants. Cette insuffisance peut constituer un frein à l’accès à l’emploi pour les familles en situation de pauvreté.

Aujourd’hui, les politiques sociales ne parviennent pas à enrayer la progression de la précarité des familles. En conséquence, les associations adhérentes à la FNARSFNARSAncien nom de la Fédération des acteurs de la solidarité accueillent dans leurs dispositifs d’hébergement un nombre croissant de familles. Or ces établissements, dans leur grande majorité, ont été conçus pour des adultes, et essentiellement des hommes seuls, et ne permettent souvent pas d'offrir un accueil adapté à l'enfance.

De nombreuses familles tournent ainsi de centres d’urgence en hôtel et en CHRS pour revenir dans un centre d’urgence, sans jamais pouvoir se poser et trouver de réponses adaptées. En 2014, les familles représentaient 39 % des appels au 115 (rapport annuel du 115 - 2014), une sollicitation croissantedes familles avec enfants(+16 % depuis 2012).

POSITIONNEMENT ET ACTION DE LA FNARSFNARSAncien nom de la Fédération des acteurs de la solidarité

Les professionnels ont pu vérifier que la prise en compte de la parentalité constitue un moteur puissant de réinsertion, elle mobilise les parents sur un projet. Elle leur donne envie de rechercher un emploi, d’organiser des loisirs, etc. 

De la même manière que le recouvrement de la santé peut constituer un préalable incontournable à une réinsertion, la restauration d’un lien parental plus approprié peut s’avérer nécessaire à tout travail socio-éducatif.

Afin de favoriser cette prise en compte de la parentalité comme levier de réinsertion, la FNARSFNARSAncien nom de la Fédération des acteurs de la solidarité défend des préconisations autour de quatre axes :

  • penser et engager les pratiques du travail social avec les familles dans un maillage avec les acteurs du territoire ;
  • associer les associations de lutte contre l’exclusion aux schémas départementaux de soutien aux familles ;
  • penser le soutien à la parentalité comme un levier pour l’insertion ;
  • promouvoir un hébergement digne et adapté à l’accueil des familles prévoyant un accompagnement social global.

PUBLICATIONS FNARSFNARSAncien nom de la Fédération des acteurs de la solidarité 

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