Communiqué de presse par Interlogement 93 : En Seine-Saint-Denis, la misère n'est pas moins pénible sous le soleil

interlogement 93

 COMMUNIQUE DE PRESSE – 29/06/2018
En Seine-Saint-Denis, la misère n’est pas moins pénible sous le soleil

 

Alors que le mercure grimpe de jour en jour, les esprits s’échauffent sur le plateau téléphonique du 115 de Seine-Saint-Denis. En cause ? La sempiternelle réponse négative apportée aux personnes à la rue qui sollicitent une mise à l’abri. Et pourtant, Interlogement93 l’annonce déjà : la situation devrait dangereusement s’aggraver au cours des prochaines semaines.

Après une augmentation réelle bien que temporaire des capacités de mise à l’abri pendant la période hivernale, les dernières places, prolongées jusqu’au 29 juin pour permettre la recherche de solutions pérennes pour les personnes accueillies, fermeront définitivement ce vendredi. C’est près d’une centaine de personnes qui risquent fatalement de se retrouver à la rue, dont certaines sont soignées pour des maladies chroniques.
Elles viendront, sans aucun doute, s’ajouter à la file d’attente du numéro d’urgence et aux 229 personnes qui sont parvenues à joindre le 115-93 hier, malgré une attente moyenne de près d’une heure, mais n’ont toutefois pas pu obtenir de toit pour la nuit. On aura vu mieux comme destination estivale pour les 97 enfants (dont 21 de moins de trois ans) concernés ce soir-là !

C’est sans compter, la Fondation Abbé Pierre le rappelait mercredi 20 juin, les personnes qui vont se retrouver expulsées pendant l’été, si elles n’ont pas déjà quitté leur logement au profit de solutions de fortune par peur et par découragement.
En Seine-Saint-Denis, qui compte le tiers des interventions effectives de la force publique en Île-de-France (+10% depuis 2013), on dénombre pas moins de 295 ménages expulsés par mois en moyenne, soit a minima 600 personnes. Au 20 juin 2018, 850 personnes étaient déjà mises à l’abri par le 115-93 suite à une expulsion locative.
Or, nombre d’entre eux ont pourtant été reconnus prioritaires et urgents au titre du Dalo et sont dans l’attente d’un relogement par la préfecture, l’Etat contrevenant ainsi à la circulaire Valls-Duflot du 26 octobre 2012. D’autres encore bénéficient de mesures d’accompagnement social (MJAGBR, ASLL, MASP…) MJAGBR, ASLL, MASP…) MJAGBR, ASLL, MASP…) MJAGBR, ASLL, MASP…) MJAGBR, ASLL, MASP…) MJAGBR, ASLL, MASP…) MJAGBR, ASLL, MASP…) MJAGBR, ASLL, MASP…) MJAGBR, ASLL, MASP…) MJAGBR, ASLL, MASP…) MJAGBR, ASLL, MASP…) MJAGBR, ASLL, MASP…) MJAGBR, ASLL, MASP…) MJAGBR, ASLL, MASP…) MJAGBR, ASLL, MASP…) MJAGBR, ASLL, MASP…) visant à prévenir cette rupture et à les aider à sortir de cette mauvaise passe. En somme, on dépense « un pognon de dingue » pour in fine abandonner les pauvres à leur misère. Et non, malheureusement, elle n’est pas moins pénible sous le soleil.

Pour lire l'intégralité du communiqué de presse, suivre le lien ici.

 

Contact presse :
Bénédicte Souben
Responsable animation réseau & communication associative
Interlogement93
/ 01.41.58.61.49

 

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Des conditions d’accueil indignes pour les personnes en grande exclusion en Ile-de-France s’organisent !

L’Etat annonce pour la région francilienne une coupe de 9% pour l’ensemble des budgets des associations qui accueillent les personnes les plus fragiles, (maraudes, accueils de jour, centres d’hébergement d’urgence, …) ce qui représente près de 80 millions d’euros.

Cette réductionbudgétaire drastique inédite est incompréhensible et incompatible avec la situation sociale actuelle de la montée de la précarité en Ile-de-France.

Cette baisse va engendrer de fortes tensions, notamment pour l’accès aux besoins primaires des populations en situation de grande précarité sur l’ensemble territoire francilien, et briser des parcours d’inclusion sociale et professionnelle entamés par les personnes et accompagnés par les associations.

En effet, cette coupe budgétaire, annoncée seulement fin mars, et applicable pour l’ensemble de l’année 2018, laisse redouter de nombreuses conséquences :

  • La suppression de services proposés aux personnes. Les associations devront effectuer des arbitrages budgétaires au détriment de certaines prestations et de besoins primaires tels que l’alimentation, …
  • La restriction du travail social, de l'accompagnement qualitatif des personnes, de l’expertise et de cette part humaine apportée par les associations auprès des plus fragiles,
  • La mise en faillite de certaines structures qui ne pourront pas faire face à une telle baisse. Ce seront alors leurs publics qui viendront augmenter le nombre d’êtres humains contraints de vivre à la rue et qui ne bénéficieront plus d’un repas, d’une douche au quotidien, …

Alors que le logement d’abord est la politique affichée du gouvernement, Bercy oublie qu’en IdF le logement manque dramatiquement. De plus, les mesures concrètes qui nous sont proposées handicapent les possibilités de construction de logement et fragilisent le secteur de l’hébergement.

La Fédération des Acteurs de la Solidarité Ile-de-France s’alarme des conséquences de ces annonces budgétaires  et dénonce le choix  fait par l’Etat de sacrifier les actions de solidarité pour  nos concitoyens les plus précaires !

Contact presse : Arthur ANANE, Président,  Isabelle MEDOU-MARERE, Directrice régionale

01 43 15 80 10,  

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Flash Cléo : #SoyonsHumains, l'action coup de poing avec la Fondation Abbé Pierre

emmaus logoÀ l’attention de l’ensemble des acteurs de l’association

action soyonshumain

Bonjour à toutes et à tous,

Comme annoncé lundi 04 décembre par Flash, les équipes de la Fondation Abbé Pierre et d’Emmaüs Solidarité se sont mobilisées ce matin pour lancer ensemble une campagne de sensibilisation contre les « dispositifs anti-sdf » en milieu urbain.

Dès 6 heures, des affiches ont été collées sur différents lieux de Paris, et notamment rue des Bourdonnais, pour y dénoncer la « douche Anti-SDF » dont Le Parisien s’est fait l’écho.

D’autres initiatives ont également été organisées à Lyon, Marseille et Metz, afin d‘inviter tous les citoyens à témoigner de leur indignation en postant sur Twitter une photo géo-localisée de ces dispositifs avec le #SoyonsHumains .

Ces témoignages sont rassemblés sur le site SoyonsHumains.fr qui présente aussi la vidéo de la campagne.

L’opération s’est achevée par un point presse où Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, et Bruno Morel, directeur général d’Emmaüs Solidarité se sont exprimés.

Ces prises de parole seront notamment diffusées dans le 12/13 de France 3 Paris aujourd’hui.

Vous pouvez télécharger le communiqué de presse ici.

Bien cordialement,

Le service communication

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Mobilisation en Seine-St-Denis : tous solidaires !

Chères adhérentes, chers adhérents,

Face à la situation particulièrement tendue de l’hébergement et du logement que nous dénonçons en Ile-de-France, la Fédération des Acteurs de la Solidarité se mobilise depuis plusieurs semaines, notamment en interpellant les services de l’Etat et les élus. Nous poursuivrons et développerons ces actions dans les prochaines semaines et vous tiendrons informés.

Dans ce cadre, nous tenons à vous informer d’une action forte en cours sur le département de Seine-St-Denis, à l’initiative d’Interlogement 93. Un comité, composé essentiellement de travailleurs sociaux et d’écoutants 115, a décidé de se mobiliser à l’approche des fêtes de fin d’année, sur la situation dramatique des personnes en demande d’hébergement et de logement dans ce département.

Plusieurs actions seront mises en place, deux initiatives sont déjà effectives et un communiqué de presse a été rédigé pour annoncer leur lancement. Il est disponible en PJ et ici.

Ces deux premières actions sont :

  • Une pétition en ligne « Pour Noël, demandons un toit pour chaque personne à la rue », créée sur le site Change.org, a été ouverte et invite chaque citoyen à se mobiliser, aux côtés des acteurs de la veille sociale pour faire valoir le droit des personnes à vivre et dormir à l’abri. Pour chaque signataire de cette pétition, une « lettre au Père Noël » sera envoyée en son nom au Palais de l’Elysée. La pétition est accessible à l’adresse suivante : https://www.change.org/p/emmanuel-macron-pour-noël-demandons-un-toit-pour-chaque-personne-à-la-rue

N’hésitez pas à signer la pétition et à relayer dans vos réseaux !

  • Un calendrier de l’avent en ligne intitulé « Un Noël à la rue ». Sur la base de photos, de chiffres ainsi que de témoignages de salariés, bénévoles et personnes à la rue, ce calendrier donne à voir jour après jour la réalité du sans-abrisme, sans détour ni euphémisme. Il est accessible à l’adresse suivante : https://calendar.myadvent.net?id=85c4836b14b4af3b64244813de376bf3

La remise d’un exemplaire papier de ce calendrier de l’avent à la Préfète à l’Egalité des Chances de Seine-Saint-Denis est prévue le mercredi 6 décembre, à 15h, à la préfecture de Seine-Saint-Denis, en préambule du Conseil Départemental de Veille Sociale. A cette occasion, des salariés des associations adhérentes ayant contribué à la création du calendrier seront présents.

La Seine-Saint-Denis n’est pas le seul département concerné par cette situation. Si vous souhaitez également mettre en place des actions dans votre département, n’hésitez pas à nous contacter.

Bien à vous,

L’équipe de la FAS IDF

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Coordonnées

Fédération des acteurs de la solidarité Ile-de-France

82, avenue Denfert-Rochereau
75014 Paris

☎ 01 43 15 80 10
☏ fax 01 43 15 80 19

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