Accès aux soins liés au COVID-19 des personnes sans couverture maladie

En cette période de crise sanitaire, il est fondamental que toute personne, qu’elle ait des droits ouverts à une couverture maladie ou non, puisse accéder aux soins.

=> Diagnostic et suivi des personnes sans couverture médicale présentant des symptômes évoquant une infection virale au COVID-19 :

Si la personne présente des signes de gravité de son état (détresse respiratoire) – appeler le 15.

Les personnes ne disposant pas de droits ouverts à une couverture médicale peuvent sans frais bénéficier d’une consultation et d’un dépistage au sein de certaines Permanences d’Accès aux Soins de Santé franciliennes (PASS), l’Agence Régionale de Santé (ARSARSAgence régionale de santé) tient à jour à un tableau sur le fonctionnement des PASS franciliennes accessible via ce lien précisant les PASS qui effectuent des dépistages COVID-19 ainsi que celles qui ont mis en place des circuit spécifiques pour le dépistage et le suivi du COVID-19. Les PASS peuvent également être sollicitée pour le dépistage des personnes présentant des symptômes et ayant des difficultés à accéder aux soins dans le droit commun (absence de médecin traitant, barrière de la langue, etc.).

En particulier, les PASS d’Avicenne à Bobigny et de l’Hôtel Dieu à Paris ont mis en place des circuit spécifiques COVID-19 avec des capacités importantes de dépistage. Pour la PASS d’Avicennes la prise de rendez-vous se fait par téléphone en contactant le standard 01 48 95 55 55 puis demander le poste 52783.

En l’absence de possibilité de joindre la PASS ou si plusieurs personnes présentent des symptômes évoquant une infection au COVID-19, les équipes mobiles mises en place par l’Agence Régionale de Santé peuvent intervenir sur les structures pour du dépistage et de l’accompagnement, elles peuvent être sollicitées via cette adresse : . Leur intervention est gratuite pour les structures et les personnes.

Pour le suivi des personnes, un suivi en télémédecine via l’application COVIDOM peut être décidé par le médecin ayant effectué le diagnostic, si la personne dispose des moyens technologiques et d’une maîtrise suffisante de la langue pour cela. Ce suivi est gratuit y compris pour les personnes sans couverture. Les PASS peuvent également participer au suivi médical de la personne malade. Enfin, les équipes mobiles de l’ARSARSAgence régionale de santé peuvent intervenir sur les structures d’hébergement pour le suivi des personnes malades.

A noter : En structure d’hébergement, s’il n’est pas possible d’isoler la personne malade dans les locaux alors elle peut être orientée, sur demande du médecin et via une régulation par un médecin de l’ARSARSAgence régionale de santé, vers une structure d’hébergement SAS Covid en attente des résultats du test de dépistage ou vers une structure d’hébergement dédiée aux malades du COVID si elle a été testée infectée au COVID.

En cas d’hospitalisation : le Dispositif Soins Urgents et Vitaux (DSUV) :

Le DSUV est un dispositif permettant la prise en charge par l’Assurance Maladie des frais liés à une hospitalisation pour soins urgents et vitaux pour les personnes n’ayant pas de couverture maladie. C’est l’établissement de santé qui fait la demande de prise en charge des frais à l’Assurance Maladie.

La prise en charge des frais au titre du DSUV concerne les soins liés à une hospitalisation et est conditionnée à :

  • la caractérisation des soins comme « urgents et vitaux » par le corps médical : La note de la direction de la sécurité sociale précise que sont considérés comme soins urgents:
    • les soins dont l'absence mettrait en jeu le pronostic vital ou pourrait conduire à l'altération grave et durable de l’état de santé de la personne ou de celui d'un enfant à naître ;
    • les soins destinés à éviter la propagation d'une maladie à l'entourage ou à la collectivité ;
    • tous les soins d'une femme enceinte et d'un nouveau-né : les examens de prévention réalisés pendant et après la grossesse, l'accouchement ;
    • les interruptions de grossesse (volontaires ou pour motif médical).

Ainsi, les frais d’hospitalisation liés au COVID-19 sont pris en charge au titre du DSUV, les établissements hospitaliers doivent pour cela faire une demande de prise en charge à l’Assurance Maladie.

  • L’absence de couverture maladie :
    • si la personne peut bénéficier de la PUMaPUMaProtection Universelle Maladie/CSS ou de l’AMEAMEAide médicale de l'État alors une demande d’ouverture de droits doit être faite, ce n’est pas le DSUV qui prends en charge les soins mais les droits alors ouverts. Pour rappel, en cas d’hospitalisation pour situation d’urgence, l’AMEAMEAide médicale de l'État est accordée à compter de la date d’hospitalisation ou de début des soins. Concernant la Complémentaire Santé Solidaire, en cas de besoins de soins immédiat la date d’effet des droits peut être le premier jour du mois de dépôt de la demande, à condition que celui-ci ne soit pas une date antérieure à l’ouverture des droits PUMaPUMaProtection Universelle Maladie ;
    • pour les demandeurs d’asile dont la durée de résidence sur le territoire français est inférieure à trois mois cette absence de couverture maladie n’a pas à être prouvée ;
    • les personnes disposant d’un visa ne peuvent pas bénéficier de la prise en charge de leurs frais d’hospitalisation au titre du DSUV, c’est l’assurance voyage obligatoire du visa qui doit prendre en charge les frais de santé ;
    • en temps normal, pour les personnes n’ayant pas droit à l’AMEAMEAide médicale de l'État une demande d’AMEAMEAide médicale de l'État est faite par l’hôpital, la notification de refus permet alors de déclencher la prise en charge au titre du DSUV. Cependant, pendant toute la durée de la crise sanitaire la prise en charge de ces personnes au titre des « soins urgents » par les hôpitaux est admise sans nécessité de déposer une demande préalable d’AMEAMEAide médicale de l'État. Les hôpitaux peuvent donc facturer les frais à l’Assurance Maladie sans attendre le refus de demande d’AMEAMEAide médicale de l'État.

=> Pendant toute la durée de la crise sanitaire, le panier de soins DSUV est également élargi afin de permettre la prise en charge lié aux transports sanitaires depuis les centres d’hébergement COVID vers l’hôpital ou pour les transports de retour de l’hôpital vers les centres d’hébergement ou le domicile.

Pour toute question, contactez Clotilde Hoppe, chargée de mission Santé à la Fédération des acteurs de la solidarité Ile-de-France :

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Addictions et confinement

Durant la période de confinement, les difficultés des personnes liées aux addictions peuvent être exacerbées. Afin d’accompagner au mieux les personnes ayant des difficultés liées aux addictions, les professionnels du secteur de l’addictologie sont disposés à venir en appui du secteur AHIAHIAccueil hébergement insertion. Pour ce faire, Fédération des acteurs de la solidarité Ile-de-France et la délégation régionale de la Fédération addiction travaillent ensemble à faciliter la mise en lien entre professionnels des deux secteurs.

Vous avez des besoins d’appui en cette période de confinement ? Vous souhaitez orienter des personnes accompagnées vers des soins en addictologie ? Des personnes accompagnées souhaiteraient accéder à des traitements de substitution aux opiacés ? Vous avez besoin d’intervention d’acteurs du secteur de l’addictologie dans votre structure ? Signalez-le à Clotilde Hoppe, chargée de mission Santé – et nous travaillerons avec la Fédération Addiction à une mise en relation avec les acteurs du secteur de l’addictologie de votre territoire.:

  • une fiche de recommandations de la DIHAL travaillé par la Fédération Addiction relatif à l’accompagnement des personnes présentant des problématiques d'addiction ou des troubles de la santé mentale dans le cadre de la pandémie de COVID 19, il précise :
    • les risques liés au confinement
    • les mesures préventives l'échelle individuelle et collective dans les établissements sur :
      • l'alcool ;
      • les autres substances psycho-actives ;
      • la santé mentale ;
    • le traitement des situations de violence et des troubles du comportement ;
    • les outils à disposition des professionnels et des personnes accueillies.
  • un document produit par le Collectif Modus Bibendi, collectif national des acteurs de la RdR Alcool qui précise :
    • les principes de la RdR Alcool ;
    • les usages d'alcool en période de confinement ;
    • les recommandations à destination des professionnels ;
    • les conseils sur l'organisation de l'accueil des personnes avec l'alcool.

La Fédération Addiction a également mis en ligne deux articles consacrés à la gestion des consommations tabac et alcool des personnes accompagnées pendant la période de confinement, ces articles proposent des conseils d'accompagnement, les appuis et ressources mobilisables.

Vous trouverez via ce lien l'article relatif à l'addiction à l'alcool. La Fédération des acteurs de la solidarité et la Fédération Addiction ont également publié ensemble une « Foire aux Questions : Alcool et confinement » que nous vous invitons à consulter via ce lien.

Vous trouverez via ce lien l'article relatif à l'addiction au tabac.

Par ailleurs, la Fédération Addiction a également publié un article sur la continuité d’activité des CSAPA et CAARUD ainsi qu’un article sur les modalités de prescription et délivrance des Traitements de substitution aux Opiacés adaptées à la situation sanitaire.

Les informations relatives au fonctionnement des structures dans le champ de l'addictologie à Paris sont également disponibles dans le tableau de recensement mis en place par la Fédération Ile-de-France.

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Dispositifs de soutien en santé mentale en période de confinement

En période de confinement, la santé mentale des personnes peut être affectée et les troubles habituels des personnes s’exprimer de façon prononcée. Psycom a recensé un certain nombre de ressources utiles pour la population générale et pour les personnes vulnérables dans un document disponible via ce lien. Le GHU Paris a également recensé plusieurs ressources permettant de vivre mieux la période de confinement disponibles via ce lien.

Vous trouverez de même sur le site du Centre Ressource Ile de France pour les personnes concernées par les troubles psychiques (Céapsy), pour leurs proches et pour les professionnels de nombreuses ressources dans cette période via ce lien

L’organisation de la psychiatrie publique :

Pour les demandes urgentes, le recours le plus simple est le Centre Médico-Psychologique du secteur de psychiatrie le plus proche du domicile de la personne. Il est préférable de contacter le CMP du secteur de psychiatrie de la personne par téléphone avant toute orientation.

Si la personne est déjà suivie, il est conseillé de contacter en priorité son médecin traitant ou le service de psychiatrie la suivant habituellement.

Sinon, en cas d’urgence vous pouvez contacter le CPOA (Paris et petite couronne) au 01 45 65 81 09 / 10 ou SOS Psychiatrie au 01 47 07 24 24 ou encore le 15.

Les lignes d’écoute et de soutien en santé mentale mobilisables :

Plusieurs lignes d’écoute se développent pour soutenir les personnes durant la période de confinement :

  • Ligne d’écoute de la Croix Rouge, numéro dédié aux personnes vulnérables isolées : 0970 28 30 00 ;
  • Les Petits Frères des Pauvres ont renforcé la ligne d’écoute dédiées aux personnes âgées isolées Solitud’écoute : 0800 47 47 88 ;
  • Terra Psy propose un espace d’écoute et d’accompagnement psychologique de 9h à 12h 30 et de 13h30 à 17h du lundi au vendredi au 0805 38 39 22. Terra Psy dispose de psychologues et psychiatres dont certains arabophones et anglophones.

D’autres associations telles l’EPOC ou les psy du cœur proposent également des temps d’écoute et consultation par téléphone.

Le cas échéant, les psychologues intervenant habituellement dans les structures peuvent également être sollicités pour une intervention à distance.

Vous pouvez également retrouver les informations relatives aux structures spécialisées en santé mentale à Paris et leurs modalités de continuité d’activité le cas échéant sur le tableau de recensement de la Fédération des acteurs de la solidarité Ile-de-France.

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Centre de consultation COVID dans le 19ème arrondissement de Paris

Le 8 avril a ouvert dans les locaux de la fondation ophtalmologique Rothschild au 29 rue Manin 75019 Paris. Ce centre propose des consultations gratuites pour les personnes présentant les symptômes du COVID-19 et s'adresse principalement aux patients n'ayant pas de médecin traitant ou dont le médecin traitant n'est pas disponible.

Ce centre a vocation également à assurer les consultations d'aval à la sortie d'hospitalisation des personnes. Les consultations se font sur rendez-vous uniquement du lundi au vendredi de 9h à 19 et et le samedi matin de 7h30 à 13h30.

Prise de rendez-vous possible sur Doctolib ou par téléphone ( 01 88 40 29 91).

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Coordonnées

Fédération des acteurs de la solidarité Ile-de-France

30, boulevard de Chanzy
93100 Montreuil

☎ 01 43 15 80 10 

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