Lettre ouverte à Cécile Duflot : le collectif des associations unies renouvelle son alerte

Avant la conférence de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, et à la veille de l’annonce d’un nouveau plan hivernal, le collectif des associations unies renouvelle son alerte aux pouvoirs publics sur l’ampleur de la crise du logement et de l’hébergement qui s’enracine dans notre pays. Le collectif demande la mise en place d’un plan d’urgence immédiat et ambitieux, qui redonne  des perspectives aux personnes concernées. Les plus vulnérables de nos concitoyens ne peuvent rester les oubliés des politiques publiques.

 

Malgré l’absence de réponse de la ministre à son courrier du 26 juillet et à la conférence de presse du 19 septembre, le collectif des associations unies se mobilise une nouvelle fois. La situation d’extrême urgence appelle de mesures immédiates à la hauteur de la crise qui se joue actuellement sur les territoires.

Au printemps dernier, des dizaines de milliers de personnes ont vu se fermer les portes de structures d’hébergement temporaires. Depuis, le 115115Numéro d’urgence sociale anonyme et gratuit pour les sans-abri est dans l’incapacité de répondre aux trois quart des demandes d’hébergement. Les expulsions locatives (même pour des personnes reconnues prioritaires au titre du droit au logement opposable) et les démantèlements de campements se poursuivent (à Lyon, à Evry, à La Courneuve, à Noisy-le-Grand ou encore à Marseille) sans relogement. 

Une fois de plus et malgré les promesses, on s’oriente vers un nouveau plan hivernal. Les 50 millions d’euros annoncés par le gouvernement ne permettront pas de répondre aux besoins quotidiens d’hébergement. L’Etat doit se donner les moyens d’assurer sa mission de protection des plus vulnérables, en adéquation avec les annonces qu’il a faite dans le cadre de l’élaboration du plan quinquennal de lutte contre la pauvreté et l’inclusion sociale.

Le Collectif demande à nouveau la mise en place immédiate de plans d’urgence. A ce jour, et malgré les annonces du premier ministre devant le CNLE, les plans d’action territorialisés ne sont toujours pas mis en œuvre.

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