Covid-19 : informations sur les tests de dépistage

La Fédération a reçu par l’intermédiaire de la Direction Générale de la Cohésion Sociale (DGCSDGCSDirection générale de la Cohésion sociale) une information relative aux tests Covid-19.

Ainsi, les capacités de test en France devraient pouvoir dépasser les 50 000 tests par jour. Ces nouvelles capacités sont destinées à plusieurs populations considérées comme prioritaires :

  • Les personnels soignants,
  • Les personnels et les résidents de établissement médico-sociaux, en particulier les EHPAD,
  • Les détenus et les personnes de l’administration pénitentiaire,
  • Les personnes accueillies dans les structures collectives d’hébergement (CHRSCHRSCentre d’hébergement et de réinsertion sociale, CHUCHUCentre hospitalier universitaire, FJTFJTFoyer de jeunes travailleurs, établissements accueillant les demandeurs d’asile, pensions de famille, résidences sociales et foyers de travailleurs migrants).

Il est à noter qu’à l’heure actuelle, les hébergements en diffus ne sont pas concernés.

Dans les structures sans cas de Covid-19 connus

Les professionnels ayant des symptômes évocateurs du Covid-19 doivent être isolés et testés par un test Covid-19 dès que possible, si le cas est confirmé par le test : l’ensemble des personnels doivent être testés. Les cas positifs ne doivent plus être présents sur la structure et pourront revenir selon les modalités prévues par le haut conseil de la santé publique1 (HCSP).

La première personne hébergée ayant des signes évocateurs du Covid-19 doit pouvoir bénéficier d’un test et être isolée au sein de la structure (en chambre individuelle dans la mesure du possible). Si l’isolement n’est pas possible, l’orientation vers un centre d’hébergement spécialisé (CHS) est à envisager avec le consentement de la personne

Dans les structures avec des cas de Covid-19 connus

Tous les professionnels présentant des symptômes évocateurs doivent être testés et isolés

Les trois premières personnes hébergées présentant les symptômes évocateurs doivent être testées.

De plus, si l’isolement des personnes hébergées et ayant été testées positives au Covid-19 n’est pas possible ou bien pour les personnes pour qui l’isolement peut entraîner des conséquences psychologiques ou psychiques délétères : les tests peuvent être étendus au-delà des trois premières personnes présentant des symptômes.

Orientation en Centre d’hébergement Spécialisé Covid-19

L’information reçue par la DGCSDGCSDirection générale de la Cohésion sociale indique que l’orientation en Centre d’hébergement spécialisé (CHS) Covid pour les malades non graves ne peut se faire que « sur la base du résultat positif au test de cette personne ».

Nous attirons votre attention sur le fait que la capacité à tester dans l’immédiat un grand nombre de personnes pourrait varier en fonction des territoires. Par ailleurs l’organisation logistique étant départementale, nous vous conseillons de vous rapprocher des délégations départementales des Agences régionales de Santé (ARSARSAgence régionale de santé) afin de connaître les conditions d’accès à ces dépistages. En fonction des délais et des conditions de mise en œuvre de ces capacités de test, certains points évoqués plus haut peuvent ne pas être effectif dans l’immédiat (notamment l’orientation en CHS Covid-19).

Enfin, la plus grande majorité des tests Covid-19 sont pris en charge par l’Assurance Maladie. Pour les personnes n’ayant pas de droits à la santé ouverts, la Fédération va échanger avec la Direction Générale de la Cohésion Sociale afin d’avoir plus d’informations. Nous travaillons également avec l’Etat pour faire de la prise en compte des personnes en situation de précarité une priorité de la stratégie de dépistage massive à organiser en fin de confinement.


1 À partir du 8ème jour à partir du début des symptômes ; et au moins 48 heures à partir de la disparition de la fièvre vérifiée par une température rectale inférieure à 37,8°C (mesurée avec un thermomètre deux fois par jour, et en l’absence de toute prise d’antipyrétique depuis au moins 12 heures) ; et au moins 48 heures à partir de la disparition d’une éventuelle dyspnée (fréquence respiratoire inférieure à 22/mn au repos) ; La disparition de la toux ne constitue pas un bon critère dans la mesure où peut persister une toux irritative au-delà la guérison. Dans les 7 jours qui suivent la levée du confinement, il est recommandé d’éviter les contacts rapprochés avec les personnes à risque de forme grave. Source : Modalités prévues par le Haut Conseil de la santé publique du 16 mars 2020 relatif aux critères cliniques de sortie d’isolement des patients ayant été infectés par le SARS-CoV2.

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