Le rapport du groupe « Santé et accès aux soins »

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« Pour un choc de solidarité en faveur des sans abri et des mal logés »

Ce rapport propose un état des lieux assez complet de l’accès aux soins et à la santé des personnes en situation de pauvreté et propose d’inscrire ses propositions au sein de deux grandes orientations : mettre l’accent sur la réduction des inégalités sociales de santé et rendre plus efficaces et plus accessibles les dispositifs d’accès aux soins.

 

 

Dans un premier temps, il revient sur les grands constats en matière d’inégalité d’accès à la santé et aux soins autour des territoires, de populations bien identifiées (migrants, travailleurs pauvres, jeunes et enfants, personnes âgées, prostituées, à la rue,  sans-abris ou encore détenues) et des comportements (alimentation, addictions).

Puis, il dresse un descriptif des principaux dispositifs d’accès aux soins en insistant sur l’importance des dispositifs de première ligne pour une prise en charge précoce des problèmes de santé.

Les deux grands axes qui fondent les préconisations développées en fin de rapport sont :

-         Articuler les dispositifs dans un service public ancré sur les territoires pertinents

-         Faciliter l’accès à la prévention et aux soins

 

Des propositions innovantes mais peu étayées

Comme l’a souligné la FNARSFNARSFédération nationale des Associations d’Accueil et de Réinsertion sociale à plusieurs reprises, l’amélioration de l’accompagnement dans le domaine de la santé et dans le domaine social, doit passer par des partenariats formalisés sur les territoires permettant un travail en réseau afin de simplifier le parcours du patient. Dans le même ordre d’idée, des coordinations des politiques doivent être mises en place entre les Directions régionales de la cohésion sociale et les agences régionales de santé.

Partageant ce constat, le rapport propose la mise en place d’un service public local de santé de première ligne qui serait un lieu de coordination des acteurs participant à la définition des besoins sur un territoire et contribuant à l’organisation  des réponses. Si cette proposition est innovante, elle n’apporte pas d’éléments concrets permettant leur mise en œuvre et demeure vague tant dans son organisation que dans sa mise en œuvre. 

La promotion des formes d’accompagnement à domicile et d’aller vers est également une proposition qui inverse la logique des formes d’accompagnement actuelles. Néanmoins, sans plus de précisions, ceci demeure peu concret.

En outre, si le rapport favorise les dispositifs passerelles, il n’est pas clair sur la sortie de ces dispositifs et sur l’accès au droit commun faisant craindre que ceux-ci, soient une fois de plus des dispositifs pour les plus précaires qui ne permettent pas réellement l’inscription dans un parcours de soins de droit commun.

Des propositions engagées

Le rapport propose de rendre la CMUCMUCouverture Maladie Universel accessible sans conditions de régularité sur le territoire allant ainsi dans le sens d’une des idées forte portée par la FNARSFNARSFédération nationale des Associations d’Accueil et de Réinsertion sociale dans le livre du congrès de 2012 « La solidarité, des idées neuves » qui préconise le fusion de la CMUCMUCouverture Maladie Universel et de l’AME. 

Dans le même sens, la FNARSFNARSFédération nationale des Associations d’Accueil et de Réinsertion sociale demande depuis 2006 que le plafond pour l’accès à la CMUCMUCouverture Maladie Universel soit aligné sur le seuil de pauvreté, ce que défend également le rapport qui propose : « une élévation progressive du plafond de la CMUCMUCouverture Maladie Universel-C pour atteindre ensuite le seuil de pauvreté ». Cette proposition doit, selon la FNARSFNARSFédération nationale des Associations d’Accueil et de Réinsertion sociale, faire l’objet d’une attention particulière, d’autant que le groupe qui a travaillé sur les minima sociaux n’est pas allé aussi loin sur cette proposition.    

 

De manière générale, si dans le rapport « Pour un accès plus égal et facilité à la santé et aux soins », certaines propositions peuvent apparaître larges et peu étayées, d’autres sont en revanche engagées et innovantes. Les préconisations restent en-deçà des deux grandes orientations ambitieuses : la réduction des inégalités sociales de santé et l'accessibilité aux dispositifs d'accès aux soins.

Globalement, le rapport va dans le sens des idées que porte et défend la FNARSFNARSFédération nationale des Associations d’Accueil et de Réinsertion sociale. Néanmoins, elles sont, pour la plupart, peu opérationnelles, charge au gouvernement des reprendre de manière opérationnelle les préconisations qui seront retenues  dans le plan quinquennal.

Le rapport ne propose pas réellement de réformes structurelles et n’intègre qu’insuffisamment les déterminants de santé dans ses propositions. Des liens avec les politiques du logement, de l’emploi, de l’éducation, de la ville etc…auraient pu être mis en exergue, permettant ainsi une cohérence des politiques publiques en matière de lutte contre la pauvreté.

Lire le rapport

 

 

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