Précarité et santé mentale : que se passe-t-il à Vilnius en Lituanie ?

Grâce au programme européen d'échanges de pratiques « Grundtvig », des Italiens, des Danois, des Lituaniens et des Français du réseau de la FNARSFNARSAncien nom de la Fédération des acteurs de la solidarité ont participé à une rencontre de 3 jours en Lituanie pour échanger sur leurs pratiques respectives.

Du 6 au 8 juin dernier, un groupe de 6 personnes du réseau de la FNARSFNARSAncien nom de la Fédération des acteurs de la solidarité a eu la chance de découvrir comment était organisée la prise en charge des personnes à la rue souffrant de troubles psychiques en Lituanie. Grâce au programme européen d'échanges de pratiques « Grundtvig », des Italiens, des Danois, des Lituaniens et des Français échangent sur leurs pratiques respectives.

A travers les différentes visites et temps d'échanges organisés par le groupe, nous avons pu constater que la Lituanie est allée assez vite dans l'évolution de leurs réflexions dans leurs pratiques après la chute de l'Union soviétique. Si dans les associations, une réelle prise de recul sur les pratiques a été mise en place, il n'en va pas de même au sein des services municipaux qui sont encore très sollicités pour des aides financières et ne prennent pas le temps de développer un réel accompagnement social pour les personnes sans ressources et sans logement.

Les efforts dégagés au bénéfice des personnes ayant des troubles psychiques sont en effet, beaucoup plus important que ceux à destination des personnes sans abri que l'on voit souvent mis à l'écart de la société.

Concrètement, le lien entre les services destinés aux personnes à la rue et les lieux de soins ou de réinsertion pour les personnes en souffrance psychique sont intégralement à construire. On vit poindre ici et là des initiatives allant dans ce sens. Comme cela était le cas dans l'un des 2 hôpitaux psychiatriques de Vilnius, une volonté de développer des actions innovantes et de nouvelles unités voient le jour : petite unité très familiale pour les personnes à la suite d'une 1ère crise (10 lits) et l'autre dédiée à la réinsertion professionnelle des personnes ayant des troubles psychiatriques sévères avec à l'appui des formations professionnalisantes.

De même une réflexion est engagée pour le développement d'équipes mobiles rattachées de l'hôpital.

Lise Fender

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