Clarification sur les masques de protection

Dans le contexte actuel, la question de la protection individuelle des professionnels apparaît déterminante. Compte tenu du besoin croissant et de la disponibilité limitée des masques de protection notamment, des mesures ont été prises.

Une note d’information des ministères de la santé, de l’économie et des finances en date du 29 mars 2020 vient préciser les nouvelles modalités de gestion et d’utilisation des masques de protection. Se basant sur les avis de l’Agence Nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et de l’Agence nationale de sécurité sanitaire alimentation, environnement, travail (ANSES), la note annonce la création de deux nouvelles catégories de masques à usage non sanitaires :  

  • Les masques individuels à usage des professionnels en contact avec le public (policiers, gendarmes, hôtesses de caisses, etc.)
  • Les masques de protection à visée collective pour protéger l’ensemble d’un groupe

Les avis de l’ANSES et L’ANSM sont à retrouver ci-dessous.

Un appel à projets a été lancé à destination des entreprises prêtes afin d’augmenter la production nationale. A ce jour, 85 prototypes ont été validés suite à des tests menés par la Direction Générale de l’Armement.  

Il est important de retenir que :

  • l’utilisation de ces masques s’inscrit dans la stricte application des mesures liées au confinement, des mesures d’organisation du travail ainsi que des gestes barrières. En aucun cas donc le port du masque ne doit dispenser son utilisateur du strict respect des mesures comportementales.  
  • des recommandation de l’ANSM et l’ANSES sur l’utilisation de ces masques ont été faites
  • dans le cas de masques réutilisables, l’ANSM a également édicté des conditions de traitement de ces dispositifs de protection
  • ces masques n’ont pas vocation à remplacer les EPI (équipements de protection individuels) pour les entreprises dont les activités le nécessitent  

Le gouvernement a également publié une foire aux questions (à retrouver ci-dessous) sur le sujet des masques : caractéristiques, utilisation, etc.  

Bien entendu, ces mesures alternatives correspondent à une réponse d’urgence dans un contexte de crise. Elles ne sauraient ainsi constituer une réponse à elles seules aux besoins des professionnels au contact des personnes en situation de fragilité. La Fédération poursuivra donc son travail d’interpellation afin de fournir à tous les professionnels la meilleure protection possible.

 

 Covid 19 : Création de deux nouvelles catégories de masques à usage non sanitaire

pdfLe Gouvernement renforce l’information sur les différents types de masques de protection

pdfFAQ – Questions pour les différents types de masques

pdfANSES - NOTE d’appui scientifique et technique de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

pdfANSM - Avis du 25/03/19 précisant le protocole de traitement permettant une réutilisation des masques en tissus

pdfANSM - avis du 24/03/2020 portant sur la place de masques alternatifs en tissus

pdfNote d'information sur les nouvelles catégories de masques réservées à des usages non sanitaire

 

 

 

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Tests diagnostics

Compte tenu de l’évolution de la situation sanitaire, la doctrine en termes de dépistage du virus a été quelque peu modifiée. 

Il y a quelques semaines encore, les tests de dépistage du Covid-19 étaient réservés uniquement aux personnes présentant des symptômes graves.  

Désormais, dans le cas des structures collectives, les trois premiers “cas suspects” seront testés. Les personnes présentant ensuite des symptômes seront directement considérées comme infectées. Dès lors, le médecin habituel de la structure interviendra pour certifier ou non l’infection. Il décidera ensuite, en fonction de la gravité de la situation, de contacter le 15 afin qu’un test soit effectué.  

Si un cas suspect s’est présenté au sein de votre structure et que le test vous a été refusé une première fois mais que la situation de la personne ne s’est pas améliorée, nous vous invitons à en refaire la demande auprès du médecin, compte tenu de l’évolution du positionnement sur les tests. Des informations complémentaires devraient être transmises dans les jours à venir. (Informations issues de nos échanges avec l’ARSARSAgence régionale de santé HDF le 26/03/2020).

pdfFiche à destination des personnels des établissements et services accueillant des personnes sans domicile y compris les personnes en parcours d’asile

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Santé mentale et confinement

Face aux risques de dégradation de la santé mentale en cette période de crise sanitaire, l’EPSM Agglomération Lilloise apporte son soutien.

La situation exceptionnelle que nous vivons peut avoir des effets psychologiques importants, que ce soit en raison du confinement imposé, mais aussi de l’angoisse que peut créer une telle crise sanitaire. Afin de répondre à ces risques, l’EPSM Agglomération Lilloise a mis à disposition de  ceux qui en auraient besoin les ressources de son centre d’accueil permanent « Îlot Psy » situé à Lille. A partir d’un numéro unique, il s’agit de proposer un soutien médico-psychologique, 7jours/7 - 24h/24, à toute personne en difficulté psychique due aux effets de la situation de crise sanitaire et du confinement.  

Un seul numéro : 03 20 78 22 22.

En fonction de l’évaluation, un relais vers le CMP de référence est effectué, et en cas d’urgence, une consultation sur place ou un recours aux services d’urgence et de secours peut être déclenché. Ce recours à l’échelle de l’arrondissement de Lille sera proposé aux partenaires des conseils locaux de santé mentale, aux cabinets médicaux et à toutes les mairies du territoire de santé mentale (124 communes, 1,2 millions d’habitants).

pdfAffiche îlot Psy

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Approvisionnement en masques de protection

Face à la demande et aux besoins croissants en matériel de protection des personnels des établissements sociaux et médico-sociaux, la Direction Générale de la Cohésion Sociale a publié un document précisant les modalités d’approvisionnement en masques de protection.

Vous trouverez ci-dessous un document de la DGCSDGCSDirection générale de la Cohésion sociale précisant les modalités d'approvisionnement en masques dans les établissements sociaux et médico-sociaux, en substance :

  • Le nombre de masques distribués dans les établissements médico-sociaux éligibles sera proportionnel au nombre de places autorisées dans la structure. Le cadre national d’allocation des masques se fonde ainsi, pour ce qui est des établissements sociaux et médico-sociaux, sur l’hypothèse de 5 masques chirurgicaux par lit ou place et par semaine (soit, à titre d’exemple, pour un EHPAD de 100 résidents, 500 masques par semaine).
  • Lorsque des cas suspects ou confirmés apparaissent, la dotation couvre en priorité la protection des personnels intervenant auprès d’eux, dans les secteurs dédiés constitués au sein des établissements lorsque les bâtiments le permettent.  
  • L’organisation de l’approvisionnement sera déterminée au niveau de chaque région par l’Agence régionale de santé.  
  • Chaque établissement recevra la notification par l’ARSARSAgence régionale de santé des quantités mises à sa disposition et du lieu où il peut les retirer. En règle générale, ce lieu sera l’établissement support du groupement hospitalier de territoire géographiquement le plus proche (« établissement-plateforme »), mais des adaptations locales peuvent être décidées par l’ARSARSAgence régionale de santé.
  • Cette organisation repose sur des livraisons hebdomadaires.

pdfInformations sur l’approvisionnement en masques chirurgicaux en stade épidémique de l’épidémie de coronavirus COVID-19

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Covid-19 et addictions

En période de confinement dans les structures et compte tenu de la contrainte que représente le renouvellement des ordonnances des traitements de substitution aux opiacés, de nouvelles modalités ont été adoptées. Les patients sous traitement depuis plus de trois mois consécutifs pourront ainsi voir leur ordonnance renouvelée par le pharmacien d’officine.  

Ces mesures devraient permettre d’éviter les sevrages forcés ainsi que toutes les implications que ceux-ci pourraient avoir. 

Extrait de l’arrêté:

II. – Eu égard à la situation sanitaire et par dérogation à l’article R. 5132-22, les pharmaciens d’officine peuvent renouveler, dans le cadre de la posologie initialement prévue, la délivrance des médicaments contenant des substances à propriétés hypnotiques ou anxiolytiques, à condition que ces médicaments aient été délivrés au patient depuis au moins trois mois consécutifs.

« La délivrance ne peut être assurée pour une période supérieure à 28 jours. Elle est renouvelable jusqu’au 31 mai 2020.

« Le pharmacien en informe le médecin. Il appose sur l’ordonnance le timbre de l’officine et la date de délivrance ainsi que le nombre de boîtes dispensées.

« Les médicaments délivrés en application des dispositions du présent II sont pris en charge par les organismes d’assurance maladie, dans les conditions du droit commun, sous réserve que ces médicaments soient inscrits sur la liste des spécialités remboursables prévue au premier et au deuxième alinéas de l’article L. 162-17 du code de la sécurité sociale.

« III. – Eu égard à la situation sanitaire et par dérogation à l’article R. 5132-22, dans le cas d’un traitement de substitution aux opiacés d’au moins trois mois à base de méthadone sous forme de gélules, de méthadone sous forme de sirop ou de buprénorphine comprimés, lorsque la durée de validité de la dernière ordonnance est expirée et afin d’éviter toute interruption de traitement préjudiciable à la santé du patient, les pharmacies d’officine dont l’officine est mentionnée sur la prescription peuvent, après accord du prescripteur, dispenser, dans le cadre de la posologie et des modalités de fractionnement initialement définies par le prescripteur, un nombre de boîtes par ligne d’ordonnance garantissant la poursuite du traitement.

« La délivrance peut être assurée pour une période ne pouvant excéder 28 jours, y compris pour la méthadone sous forme de sirop. Elle est renouvelable jusqu’au 31 mai 2020.

« Le pharmacien appose sur l’ordonnance le timbre de l’officine et la date de délivrance ainsi que le nombre de boîtes dispensées.

« Les médicaments délivrés en application des dispositions du présent III sont pris en charge par les organismes d’assurance maladie, dans les conditions du droit commun, sous réserve que ces médicaments soient inscrits sur la liste des spécialités remboursables prévue au premier et au deuxième alinéas de l’article L. 162-17 du code de la sécurité sociale. »

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