Communiqué de presse - Grand froid : alerte sur la situation critique des personnes et familles sans-abri

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Communiqué de presse Paris, le 29 janvier 2019

Grand froid : alerte sur la situation critique des personnes et familles sans-abri

Alors qu’une période de grand froid avec fortes neiges est annoncée, des milliers de personnes sans abri, isolées ou en famille, sont en danger, faute d’hébergement disponible.

A Paris, ce sont plus de 400 personnes en journée et la nuit, très majoritairement en famille, qui tentent chaque jour sans succès d’obtenir une place d’hébergement via le 115.
En Seine-Saint-Denis, entre 200 et 300 personnes sollicitent chaque jour en vain un hébergement, avec une problématique particulière des mères seules avec leur nourrisson qui n’ont pas de solution de sortie après la maternité.
La situation est également très tendue dans d’autres grandes métropoles où les équipes du 115 sont débordées et n’ont pas de solution à proposer aux personnes.
A Toulouse, 221 personnes, dont 188 en famille, dorment quotidiennement à la rue du fait de la saturation des centres d’hébergement et des hôtels.
A Lyon, fin décembre 600 personnes isolées à la rue étaient repérées par le Samu social en attente d’une protection.
A Lille, depuis le 1er janvier, 1 533 personnes ont reçu une réponse négative à leur demande d’hébergement.
A Nantes, depuis la mi-janvier, ce sont 971 personnes qui n’ont pas obtenu d’hébergement.
Cette situation tragique provoque également l’épuisement des travailleurs sociaux sans solution face aux situations les plus urgentes.
Les associations observent également la reconstitution de campements et de squats en plein hiver, avec par exemple 500 personnes dans cette situation sur la métropole nantaise.
Les maraudes sociales intervenant auprès des personnes à la rue constatent également que la majorité des personnes rencontrées, souvent les plus vulnérables, ne sollicitent plus le 115 par découragement face aux conditions d’accueil et d’accompagnement indignes ou au manque de places renonçant ainsi à leur droit à l’hébergement.
En octobre dernier, l’État a annoncé un potentiel de 14 000 places d’hébergement hivernales mobilisables et un renforcement des maraudes. Cette mobilisation réelle et positive reste très insuffisante au regard des besoins. Elle ne permet pas de mettre en œuvre le droit à l’hébergement inconditionnel et à l’accompagnement pourtant garanti par la loi sur l’ensemble du territoire.
Face à la crise, la Fédération demande aux pouvoirs publics, État et collectivités locales, de mobiliser sans attendre tous les bâtiments disponibles, en lien avec les associations, pour proposer une mise à l’abri et un accompagnement à toutes les personnes qui sollicitent une protection.
Au-delà de ces mesures d’urgence, la Fédération demande un effort national et pluriannuel de création de places pérennes d’hébergement, notamment pour les familles, afin de les sortir de la rue. Pour garantir un accès durable au logement, la Fédération réitère sa demande de création de logements très sociaux réellement accessibles aux ménages les plus précaires et des modalités d’accompagnement de ces personnes dans le logement.

Contact presse :
Fédération des acteurs de la solidarité
Audrey-Jane BALDI
01.48.01.82.06

Communiqué de presse Paris, le 29 janvier 2019 Grand froid : alerte sur la situation critique des personnes et familles sans-abri Alors qu’une période de grand froid avec fortes neiges est annoncée, des milliers de personnes sans abri, isolées ou en famille, sont en danger, faute d’hébergement disponible. A Paris, ce sont plus de 400 personnes en journée et la nuit, très majoritairement en famille, qui tentent chaque jour sans succès d’obtenir une place d’hébergement via le 115. En Seine-Saint-Denis, entre 200 et 300 personnes sollicitent chaque jour en vain un hébergement, avec une problématique particulière des mères seules avec leur nourrisson qui n’ont pas de solution de sortie après la maternité. La situation est également très tendue dans d’autres grandes métropoles où les équipes du 115 sont débordées et n’ont pas de solution à proposer aux personnes. A Toulouse, 221 personnes, dont 188 en famille, dorment quotidiennement à la rue du fait de la saturation des centres d’hébergement et des hôtels. A Lyon, fin décembre 600 personnes isolées à la rue étaient repérées par le Samu social en attente d’une protection. A Lille, depuis le 1er janvier, 1 533 personnes ont reçu une réponse négative à leur demande d’hébergement. A Nantes, depuis la mi-janvier, ce sont 971 personnes qui n’ont pas obtenu d’hébergement. Cette situation tragique provoque également l’épuisement des travailleurs sociaux sans solution face aux situations les plus urgentes. Les associations observent également la reconstitution de campements et de squats en plein hiver, avec par exemple 500 personnes dans cette situation sur la métropole nantaise. Les maraudes sociales intervenant auprès des personnes à la rue constatent également que la majorité des personnes rencontrées, souvent les plus vulnérables, ne sollicitent plus le 115 par découragement face aux conditions d’accueil et d’accompagnement indignes ou au manque de places renonçant ainsi à leur droit à l’hébergement. En octobre dernier, l’État a annoncé un potentiel de 14 000 places d’hébergement hivernales mobilisables et un renforcement des maraudes. Cette mobilisation réelle et positive reste très insuffisante au regard des besoins. Elle ne permet pas de mettre en œuvre le droit à l’hébergement inconditionnel et à l’accompagnement pourtant garanti par la loi sur l’ensemble du territoire. Face à la crise, la Fédération demande aux pouvoirs publics, État et collectivités locales, de mobiliser sans attendre tous les bâtiments disponibles, en lien avec les associations, pour proposer une mise à l’abri et un accompagnement à toutes les personnes qui sollicitent une protection. Au-delà de ces mesures d’urgence, la Fédération demande un effort national et pluriannuel de création de places pérennes d’hébergement, notamment pour les familles, afin de les sortir de la rue. Pour garantir un accès durable au logement, la Fédération réitère sa demande de création de logements très sociaux réellement accessibles aux ménages les plus précaires et des modalités d’accompagnement de ces personnes dans le logement. Contact presse : Fédération des acteurs de la solidarité - Audrey-Jane BALDI - 01.48.01.82.06

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Les associations d’aide aux sans-abri se mobilisent avant l'arrivée de l'hiver

Article de "Le Monde " - 20.10.2018

Les associations d’aide aux sans-abri sous tension avant l’arrivée de l’hiver

L’Etat prévoit de renforcer les budgets de l’hébergement et des maraudes dans le projet de loi de finances pour 2019.

A l’approche de l’hiver, le gouvernement cherche un moyen de pousser les murs des centres d’hébergement afin de créer davantage de places pour les sans-abri. Jacqueline Gourault, nouvelle ministre de la cohésion des territoires, et Julien Denormandie, promu ministre chargé de la ville et du logement, ont, vendredi 19 octobre, réuni les organismes gestionnaires (Aurore, Emmaüs, Groupe SOS, la Fondation de l’Armée du salut, Adoma, Coallia) pour préparer la campagne hivernale.

« Il faut le saluer, le gouvernement s’y prend plus tôt que d’habitude et anticipe », se félicite Florent Gueguen, directeur général de la Fédération des acteurs de la solidarité. Pas question de réitérer les erreurs de l’an passé, comme la promesse intenable d’Emmanuel Macron, faite en juillet 2017, qui ne voulait « plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus ». Ni la polémique provoquée par l’annonce, le 30 janvier, de l’alors secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, Julien Denormandie, qu’il y avait « à peu près une cinquantaine d’hommes isolés en Ile-de-France qui dorment dehors, pour être très précis ». Des propos rudement démentis deux semaines plus tard. Le 15 février, un comptage citoyen organisé par la Ville de Paris en dénombrait plus de 3 000 !

Le sujet est donc sensible. Anne Hidalgo, maire de Paris, a grillé la politesse à l’Etat en annonçant, le 14 octobre, son plan de mobilisation avec 300 nouvelles places créées, d’ici fin novembre, dans les mairies d’arrondissements, dont une cinquantaine, pour des femmes, dans des salons de l’Hôtel de ville. Entre les 800 places créées en 2018 dans des locaux municipaux et les 700 annoncées pour 2019, la maire peut, avec ces 1 500 places, se prévaloir d’avoir fait la moitié du chemin. Une façon de mettre l’Etat au défi d’en faire autant. Les sites manquent et l’Etat comme la Mairie...

chiffres               

Par
               


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Visite de Muriel Pénicaud, Ministre du Travail, samedi 15 septembre, à La Glanerie à Toulouse

seve

Communiqué de presse
Paris, le 18 septembre 2018

Le gouvernement s’engage auprès de SEVE EMPLOI
pour lutter contre le chômage de longue durée

A l’occasion de la présentation de la stratégie de lutte contre la pauvreté, le 13 septembre, Emmanuel Macron a annoncé son soutien à quatre expérimentations de lutte contre le chômage de longue durée soutenues par la Fédération (Tapaj, TZCLD, Convergences, SEVE EMPLOI) à hauteur de 70 millions d’euros.
SEVE EMPLOI, expérimentation portée par la Fédération s’ouvrira donc à de nouvelles structures d’insertion par l’activité économique. Une belle reconnaissance pour ce projet lancé par la Fédération des acteurs de la solidarité en 2016. Cette annonce s’est confirmée par la visite de Muriel Pénicaud, Ministre du Travail, samedi 15 septembre, sur un chantier d’insertion à Toulouse.
Muriel Pénicaud visite la Glanerie

Cette visite au sein du chantier d’insertion La Glanerie, adhérent de la Fédération des acteurs de la solidarité et engagé dans SEVE Emploi depuis juillet 2016  a permis de mettre en lumière une des initiatives de remise en emploi des personnes qui en sont le plus éloignés : "Cette association, créée en mars 2003, est une ressourcerie. Elle œuvre pour l'environnement en réparant des objets usagés. Elle milite surtout pour la réinsertion professionnelle en créant des emplois et en accompagnant des chômeurs vers le retour à l'emploi", explique Aurore Front, la directrice.

L’occasion pour la Ministre de rappeler la création de 100 000 postes supplémentaires dans l’Insertion par l’Activité Économique et le soutien au déploiement de SEVE Emploi. La Ministre a déclaré suivre le crédo SEVE Emploi "Tout le monde est employable" en insistant sur les mises en situation professionnelle : "c'est aussi en se frottant à la réalité avec des stages qu'on accélère le parcours professionnel".

La Fédération des acteurs de la solidarité se tient prête à construire les suites du projet SEVE Emploi avec l’ensemble des acteurs concernés.

Regarder l’interview de Muriel Pénicaud à la Glanerie

Regarder la vidéo de présentation de la Glanerie

Contact presse :
Fédération des acteurs de la solidarité

Marguerite Bonnot - 01.48.01.82.32 -

Pour tout savoir sur SEVE Emploi, rendez-vous sur le site internet www.seve-emploi.com

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Coordonnées

Fédération des acteurs de la solidarite Occitanie

Siège social
815, La Pyrénéenne (Porte 8)
31 670 Labege
☎ 05 34 31 40 29
☏ fax 05 61 25 83 17

Établissement Montpellier
Résidence les trois ilets - Bâtiment B
3 rue Charles Didion
34 000 Montpellier
☎ 04 34 35 66 04

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