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F#20 - Guyane : focus sur le samusocial

En région
 GUYANE 

Créé en 2003 sous l’impulsion des associations et des pouvoirs publics, le Samusocial de Guyane a débuté ses premières maraudes en juillet 2004. En 2018, l’équipe avait pu rencontrer 4 998 personnes, issues d’un public majoritairement masculin dans la tranche d’âge des 26-60 ans.

Territoire enclavé entre la forêt amazonienne et l’océan Atlantique, la Guyane française n’en reste pas moins concernée par une forte immigration. Par conséquent, une des premières difficultés pour les professionnel·le·s du Samusocial de Guyane réside dans la barrière de la langue : français, créole (guyanais et haïtien), portugais, espagnol, anglais du Guyana, néerlandais du Surinam, bushi tango… une grande adaptabilité est nécessaire face à un public très diversifié, dans cette zone multiculturelle. En 2014, le Samusocial Île a également rencontré des groupes réfugiés syriens, arrivés par le Brésil, et en demande d’asile auprès de l’État français.
Pour la majeure partie du public, les besoins principaux des usager·ère·s du dispositif sont d’ordre administratif, social, médical et alimentaire. Le logement et l’hébergement n’apparaissent pas toujours comme une demande prioritaire. La désocialisation est identifiée comme la problématique principale, souvent en lien avec une situation d’addiction qui apparaît comme le premier motif d’arrivée en rue des usager·ère·s du dispositif. En effet, de par sa situation géographique, la Guyane constitue une des principales plaques tournantes du trafic de drogues à l’échelle internationale. L’accès à de nombreux produits, crack en majorité, justifie la forte présence d’usager·ère·s de drogues dans le public en errance rencontré par le Samusocial de Guyane et des difficultés associées.

Tania TARCY et Guillaume CHERUY

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