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Accompagnement et ruralité, quelles pratiques en Europe ?

Derrière les différences de vocabulaire résident souvent des conceptions bien spécifiques. Les échanges menés par la FNARSFNARSFédération nationale des Associations d’Accueil et de Réinsertion sociale Bourgogne avec les Espagnols, les Portugais et les Italiens dans le cadre du projet Grundtvig ont ainsi révélé les différentes approches des modalités d’accompagnement social en milieu rural.

Les rencontres avec des coopératives sociales, et les débats avec les acteurs du secteur ont permis à chacun de comprendre les organisations et les approches du développement social local dans les pays concernés par ce projet Grundtvig. De son côté, la FNARSFNARSFédération nationale des Associations d’Accueil et de Réinsertion sociale Bourgogne a pu présenter des approches innovantes telles que les CHRSCHRSCentre d’hébergement et de réinsertion sociale hors les murs, les agents de santé, et d’autres plus « traditionnelles » comme les structures IAEIAEInsertion par l'Activité Économique, les résidences sociales, ou les CHRSCHRSCentre d’hébergement et de réinsertion sociale. Au coeur de nos débats : comment concilier une approche territoriale et globale avec une approche spécialisée individuelle, ou plus exactement sortir du cadre strict de l’accompagnement lié au logement pour un accompagnement global ancré sur l’idée de pouvoir « vivre un territoire » ?

Deux schémas se distinguent : l’approche spécialisée de l’accompagnement, avec une multiplicité de réponses segmentées portées par différents acteurs autour de la personne et se disant dans une approche transversale. C’est ce qui est plutôt en vigueur en France, et l’approche territoriale de l’action sociale, où l’accompagnement n’est pas un accompagnement individuel sur une problématique spécifique, mais une démarche de développement territorial qui prend en compte l’ensemble des conditions de la vie sur un territoire : famille, scolarité, logement, attractivité du territoire, emploi, et qui, plutôt que de se concentrer sur un problème individuel, s’en empare pour en faire une problématique collective et territoriale. C’est le cas en Espagne et au Portugal.

S’il est évident que les modèles observés doivent être nuancés, ces modes de faire et de participation citoyenne ouvrent le débat sur la place des personnes en précarité au sein des projets de territoire. Ces échanges dans un cadre européen permettent de confronter les pratiques françaises à d’autres façons de faire et d’envisager de nouveaux modèles d’accompagnement.

Amélie de Sousa

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