F, le magazine de la Fédération 

F#20 - Tout droit - Aide alimentaire : des nouvelles modalités d'habilitation des associations et organismes

À partir du 1er octobre, les associations et organismes qui assurent une activité d’aide alimentaire devront répondre à une nouvelle procédure d’habilitation fixée par un décret du 4 juillet 2019. Deux arrêtés publiés le 28 septembre 2019 apportent des précisions sur cette nouvelle procédure et détaillent le contenu des demandes d’habilitation nationale ou régionale ainsi que les données chiffrées d’activité qui devront être adressées à l’État chaque année afin d’adapter l’offre en denrées alimentaires aux besoins des personnes en précarité.

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F#20 - Tout droit - Déploiement des " Maisons France Services "

Pour améliorer l’accompagnement des citoyens dans leurs démarches administratives et lutter contre le non recours aux droits, le Premier ministre a publié le 5 août 2019 une nouvelle circulaire qui prévoit la transformation au 1er janvier 2020 des actuelles 1340 Maisons de services au public (MSAP) en « Maisons France services » et qui fixe de nouvelles ambitions de qualité d’ici 2022. Cette refonte complète du réseau des MSAP a pour premier objectif de faciliter l’accès des citoyens aux services publics en développant sur tout le territoire des lieux d’accueils physiques ou des services publics itinérants, tels que les « bus France Services », regroupant en un même lieu des services de l’État, des opérateurs et des collectivités territoriales. Suivant les recommandations de la Cour de comptes, le gouvernement entend également améliorer la qualité de ce dispositif par le renforcement de la formation des agents polyvalents et par la définition d’un socle commun de services dans l’ensemble du réseau France Services. Les maisons nouvelle génération devront ainsi répondre à une « charte nationale d’engagement » pour obtenir leur labellisation, et notamment garantir la présence de « référents locaux » de tous les partenaires (Pôle emploi, CPAMCPAMCaisses primaires d’assurance maladie, CAFCAFCaisse d’Allocations familiales, La Poste, GRDF, …) qui devront assurer des permanences physiques et proposer des rendez-vous en visioconférence aux usagers. Ce nouveau réseau devrait couvrir l’ensemble des cantons avant la fin du quinquennat. À cette fin, 300 « maisons France Services » seront réparties dès 2020 entre nouvelles implantations et labellisation de MSAP.
Pour fi nancer le déploiement de ce dispositif, la Banque des territoires de la Caisse des dépôts et consignations investira 30 millions d’euros d’ici à 2022. 17 millions d’euros seront alloués à La Poste, 10 millions d’euros permettront de fi nancer l’animation globale du réseau et 3 millions d’euros seront destinés au déploiement des Bus France Services. Voir : circulaire n° 6094-SG du 1er juillet 2019 relative à la création de France Services.

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F#20 - Un tour en Europe - Erasmus +

erasmus

Erasmus + s’adresse aux étudiant·e·s et plus largement à tou·te·s les jeunes ainsi qu’aux dirigeant·e·s, salarié·e·s, bénévoles et administrateur·rice·s d’organisations. Aller observer des pratiques de terrain, améliorer son niveau en langues, acquérir de nouvelles compétences, créer des outils afin de valoriser certaines méthodologies sont des actions pouvant être soutenues par Erasmus +.

Au sens de l’Union européenne, « l’éducation des adultes » recouvre toutes les organisations qui ont un rôle dans le développement des compétences. Il inclue dans son champ les associations oeuvrant dans le secteur social, au vu de leur mission d’insertion. Celles-ci peuvent être soutenues via ce volet du programme par le biais de deux actions-clés :

  • Les projets de mobilité, qui permettent de partir pour une durée de 2 jours à 2 mois dans un ou plusieurs autres pays européens, pour une formation ou un stage d’observation. Erasmus + prend en charge le coût de transport et de séjour des participant·e·s, ainsi que les coûts de la préparation de la mobilité pour l’organisation.

Le projet Mobiles pour l’emploi, mené par la Fédération des acteurs de la solidarité entre juin 2018 et juin 2019 a donné lieu à 3 visites d’études à Bristol, Bologne et Amsterdam. À chaque fois, 8 participant·e·s sont allé·e·s à la rencontre de différents acteurs pour comprendre les dispositifs d’accompagnement des personnes éloignées de l’emploi et la manière dont les acteurs coopèrent sur leur territoire. Les enseignements de chaque visite alimenteront un guide de la coopération.

La Fondation Massé Trévidy (Quimper) mène actuellement un projet de mobilité pour permettre à 20 personnes d’aller observer le modèle du logement d’abord à Madrid, Palma de Majorque, Amsterdam et Bruxelles, l’opportunité d’intégrer la philosophie du logement d’abord à leurs pratiques.

  • Les projets de partenariat qui visent à mettre en place des coopérations en matière d’innovation et d’échanges de bonnes pratiques. Ces projets donnent lieu à la création d’outils ou de méthodes pédagogiques : guides, outils numériques, plateformes, etc. Erasmus + fi nance les déplacements liés aux projets (comités de pilotage, sessions de formation) et le temps de travail consacré au développement des outils.

Entre 2016 et 2018, la Fédération des acteurs de la solidarité a été partenaire du projet Generativity, qui a abouti à la création d’une plateforme d’aide au montage de projets européens (http://generativity.eu).

L’association ALC (Nice) mène actuellement un projet avec des associations chypriotes, italiennes, et espagnoles dans le but de renforcer la formation des intervenant·e·s sociaux ·ales sur la traite des êtres humains. Les partenaires accueillent des journées d’étude qui leur permettent d’échanger sur leurs pratiques et de comprendre le contexte local. Des outils de formation tels qu’une application, des clips vidéo et une bande-dessinée seront également créés. Pour l’association, c’est une opportunité de montrer aux participant·e·s que si les réponses à la problématique de la traite peuvent être différentes selon le contexte local, il y a beaucoup de similitudes dans le travail social effectué auprès de ces personnes. Pour Federica Marengo, qui coordonne le projet, « cela permet d’avoir une vision plus large de la traite à l’échelle européenne. Mais c’est surtout l’échange entre professionnel·le·s qui est intéressant. Pour moi c’est la base de l’Europe. »

 

À NOTER

• Les appels à projets Erasmus + du secteur Education des adultes
sont annuels et paraissent mi-octobre avec une date limite de réponse
en février.
• Informations sur le programme et outils d’aide au montage des
projets : http://www.agence-erasmus.fr/page/financement-programme-adultes.php
• Dépliant sur Erasmus + destiné aux acteurs de l’ESS : http://www.
agence-erasmus.fr/docs/2797_depliant_adultes.pdf


 

• Plateforme EPALE, pour chercher notamment des partenaires :
https://epale.ec.europa.eu/fr
• Les structures qui accompagnent des jeunes peuvent aussi se saisir
du volet « jeunesse » du programme Erasmus + qui favorise la
mobilité des professionnel·le·s les échanges de jeunes. Plus d’infos
sur : http://www.erasmusplus-jeunesse.fr/

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F#20 - On déchiffre - Enquête prostitution

enqueteAfin de mieux connaître la réalité de la prostitution des mineur·e·s en France, la Fédération des acteurs de la solidarité a invité les associations en contact avec des personnes en situation de prostitution et avec des mineur·e·s à répondre à une enquête. Elle a permis de confirmer que l’année 2017 a vu une progression importante du nombre de mineur·e·s prostitué·e·s en rue puisqu’il a doublé selon les répondant·e·s. Il est plus difficile de savoir si la baisse observée sur 2018 reflète une réelle régression ou un changement de mode opératoire des réseaux et le déplacement de ces enfants de la rue à Internet. Si les acteurs de terrain ont une bonne connaissance de la marche à suivre en cas de suspicion de minorité, peu de mineur·e·s sont effectivement pris·e·s en charge par la protection de l’enfance suite au signalement effectué. Les associations déplorent également l’absence de cadre clair sur leur département et la création de protocoles ad hoc en fonction du contexte local. L’enquête a également permis de valoriser des bonnes pratiques parmi lesquelles un dispositif expérimental à Paris à l’initiative de la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humain (MIPROF) visant à protéger les mineur·e·s victimes de la traite.

Les propositions suivantes ont été jugées prioritaires :

  1. Développement d’un dispositif de prise en charge adapté pour les mineur·e·s victimes de traite porté par des acteurs de la protection de l’enfance et des associations spécialisées.
  2. Création d’un protocole bien défini à adopter en cas de rencontre d’une personne en situation de prostitution pressentie mineure.
  3. Davantage de moyens dédiés à la formation des intervenant·e·s sociaux·ales.

Laura SLIMANI

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F#20 - On déchiffre - Enquête santé, LHSS, LAM et ACT

La Fédération des acteurs de la solidarité a lancé en fin d’année 2018 une enquête auprès de ses associations adhérentes porteuses de Lits Haltes Soins Santé (LHSSLHSSLits halte soins santé), Lits d’Accueil Médicalisés (LAMLAMLits d'accueil médicalisés), et Appartements de Coordination Thérapeutique (ACTACTAppartement de Coordination Thérapeutique). Cette enquête avait pour but de mieux connaître leurs modalités d’intervention et d’organisation, de recenser leurs bonnes pratiques et leurs besoins vis-à-vis de l’État et de la Fédération. Au total, 55 structures ont répondu à l’enquête (32 LHSSLHSSLits halte soins santé, 3 LAMLAMLits d'accueil médicalisés et 20 ACTACTAppartement de Coordination Thérapeutique). Les résultats de l’enquête s’articulent autour de plusieurs thématiques : le fonctionnement de ces dispositifs, les partenariats avec les structures de l’amont et de l’aval, l’accès à la culture, aux loisirs et aux vacances, la participation des personnes accompagnées, l’accueil et l’accompagnement des personnes en situation d’addiction.

Ainsi, la Fédération a pu élaborer un certain nombre de recommandations :

  • Réfléchir et travailler sur le modèle économique et budgétaire de ces structures ;
  • Développer des outils communs de gestion ;
  • Développer des temps de travail et de rencontre ;
  • Elaborer un référentiel de bonnes pratiques et de missions pour ces établissements ;
  • Donner du temps spécifiques de coordination à ces structures ;
  • Former les professionnel·le·s des structures à l’accompagnement des personnes vulnérables ;
  • Financer des postes d’animateur·rice·s culturel·le·s au sein de ces structures ;
  • Former l’ensemble des professionnel·le·s à la participation des personnes accompagnées ;
  • Permettre aux professionnel·le·s de ces dispositifs d’accueillir de façon inconditionnelle les personnes en situation d’addiction.

Hugo SI HASSEN
+ UNE ENQUÊTE À RETROUVER SUR LE SITE DE LA FÉDÉRATION.

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