F, le magazine de la Fédération 

F#20 - VRAI/FAUX culture et loisirs

 VRAI/FAUX 
CULTURE & LOISIRS

LES LOISIRS NE SONT PAS
DE LA CULTURE

FAUX

On oppose parfois culture et loisirs, mais c’est confondre l’art et la culture. On désigne en effet souvent par « culture » les créations artistiques telles que les oeuvres dans les musées, les pièces de théâtre, l’opéra, la danse, la sculpture, alors que la culture désigne un ensemble beaucoup plus large de pratiques par lesquelles les êtres humains construisent leur rapport au monde qui les entoure et le transforment. Aller au cinéma, créer un menu gastronomique, lire une BD, faire des expériences scientifi ques ou jouer aux jeux de société sont aussi des pratiques culturelles. Notre rapport à la culture se construit tout au long de notre vie en fonction de notre environnement familial, de notre cadre de vie, de nos rencontres. Ce qui est important c’est de ne pas hiérarchiser les pratiques tout en leur permettant de s’élargir et d’évoluer au fil du temps.

L’ ACCÈS AUX LOISIRS DANS LE
TEMPS PÉRISCOLAIRE EST LE
MÊME POUR TOUS LES ENFANTS

FAUX

Le 7ème principe de la déclaration des droits de l’enfant est « Le droit à l’éducation gratuite et aux activités récréatives ». Dans les faits, la vie en centre d’hébergement ou à l’hôtel en rend l’exercice très diffi cile. Il y a d’abord des freins fi nanciers : l’accès aux activités périscolaires et aux loisirs a un coût auquel ne peuvent subvenir de nombreuses familles malgré les aides qui existent. Les structures d’hébergement hôtelier étant souvent situées en marge des villes, il est également très compliqué pour les enfants et les adolescents d’avoir accès à des activités sportives, artistiques ou de loisirs en dehors de l’école, difficulté qui se cumule avec la grande instabilité résidentielle qu’elles subissent.

IL EXISTE UN DROIT AUX
VACANCES. ET C’EST UN DROIT
POUR TOU.TE.S

VRAI

L’article 140 de la loi d’orientation relative à la lutte contre les exclusions de 1998 en pose les principes et indique que « l’accès de tous (…) aux vacances (…) permet de garantir l’exercice effectif de la citoyenneté », évacuant la question du mérite, trop souvent liée à cette question. Cependant, le vote de cette loi-cadre n’a pas été suivi de décrets d’application et donc de moyens dédiés, ce qui rend son application concrète très relative. Des aides existent mais elles sont insuffisantes, d’autant plus que les freins dans l’accès aux vacances ne sont pas seulement financiers. L’un des enjeux réside donc dans le déploiement de financements dédiés à l’accompagnement au départ, et l’amélioration de l’accès aux aides de droit commun des personnes les plus éloignées des vacances.

LES VACANCES NE SONT
PAS UNE PRIORITÉ DANS
L’ ACCOMPAGNEMENT DES
PERSONNES

FAUX

Préparer ses vacances puis partir, c’est créer des espaces de rêverie et de responsabilité qui permettent de sortir de l’urgence et de se projeter vers un ailleurs, l’esprit plus léger. Par ailleurs, l’accompagnement global incluant les besoins et envies de coupure, voire de vacances, engage les individus concernés et les intervenant.e.s sociaux.ales dans d’autres types de relations. Entre confiance et estime de soi valorisées, et parole davantage libérée, les personnes concernées reviennent de vacances redynamisées pour exprimer puis concrétiser des projets mis de côté jusqu’alors, voire pour en réaliser de nouveaux.

 

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