Newsletter spéciale Covid-19 du 20 mai

Newsletter spéciale n°9
Covid-19
Mercredi 20 mai 2020
Jeudi 7 mai, Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement, annonçait le prolongement de la trêve hivernale jusqu’au 10 juillet. Une décision d’une absolue nécessité en pleine crise sanitaire et sociale. Mais si les personnes sans abri, mal logées, et celles qui ont des difficultés à payer leur loyer ont gagné quelques semaines de répit… le problème restera entier au mois d’août !
Depuis les annonces du confinement, la mobilisation générale des associations, des structures de solidarité, et des services de l’État a pourtant permis de déployer des moyens jamais obtenu jusqu’ici pour protéger les personnes les plus vulnérables : levée de la fin de la trêve hivernale, ouverture de places d'hébergement supplémentaires à l'hôtel, de centres de desserrement Covid-19, versement d'une prime de solidarité aux plus précaires, distribution de chèques services...
A ce stade, il est encore temps d’éviter la catastrophe sociale annoncée ! Le plan de relance du gouvernement doit être l’occasion d’un changement d’échelle pour mettre fin au sans-abrisme, réduire le nombre de ménages mal-logés, en fixant des objectifs ambitieux en termes de sorties de rue, de bidonville, de squat, ou de l’hébergement vers le logement, de production de logements très sociaux et logements accompagnés et de rénovation des logements indignes et énergivores.

Pour que demain ne ressemble pas à hier, le Collectif des Associations Unies propose 15 mesures à adopter d’urgence ! 
Cliquez ici pour lire les 15 mesures du CAU

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Newsletter spéciale Covid-19 du 12 mai

Newsletter spéciale n°8
Covid-19
Mardi 12 mai 2020

Ces journées marquent le début du déconfinement progressif annoncé par le gouvernement. Dans cette newsletter, retrouvez point par point toutes les informations qui nous concernent particulièrement.

Hébergement / Logement : prolongation de la trêve hivernale
Jeudi dernier, le gouvernement a annoncé la prolongation de la trêve hivernale jusqu’au 10 juillet. Une décision d’une absolue nécessité en pleine crise sanitaire et sociale qui permet la prolongation des hébergements hivernaux, la trêve des expulsions locatives (et le report du concours de la force publique) ainsi que l'arrêt des coupures de gaz et d’électricité. Ensemble, restons très vigilant·e·s quant au respect de cette trêve : aucune remise à la rue ne doit être faite, y compris les "présences indues" dans le DNADNADispositif National d'Accueil. Merci de nous signaler, via votre Fédération régionale, tout manquement à la trêve afin que nous puissions faire remonter les informations aux services de l’État.
Le Collectif des associations unies a par ailleurs déjà transmis au ministre ses recommandations et propositions pour les personnes sans abri et mal logées. Nous les rendrons publiques dans la newsletter de la semaine prochaine.

Prime pour les salariés en poste dans le secteur AHIAHIAccueil hébergement insertion
Suite aux primes annoncées pour le secteur médico-social, le ministère du Logement nous a annoncé que : "Il y aura bien une prime pour le secteur de l'hébergement. L’engagement des professionnel·le·s du secteur a permis de faire face à l’épidémie liée au Covid-19 et de prendre en charge des populations particulièrement fragiles ou précaires. Ils·elles ont accompagné et accompagnent encore nos concitoyen·ne·s avec beaucoup de dévouement et de professionnalisme. Afin de reconnaître pleinement leur très forte mobilisation et participation à la gestion de la crise sanitaire, l’État octroiera une prime exceptionnelle de 1000 euros à l’ensemble des professionnel·le·s présent·e·s durant la crise. Les modalités opérationnelles de ce versement seront précisées rapidement."
Une très bonne nouvelle pour le secteur qui répond à une forte revendication de la Fédération depuis le début de la crise. Nous vous tiendrons informé·e·s des modalités opérationnelles dans les jours à venir.

++ Vous trouverez ici la circulaire du Premier ministre sur l’impact de la crise sur les subventions aux associations. Nous vous en proposerons une analyse dans la newsletter de la semaine prochaine.

 

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Newsletter spéciale Covid-19 du 30 avril

Newsletter spéciale n°7
Covid-19
Jeudi 30 avril 2020
Pour un plan de reprise solidaire !

Les personnes en situation de précarité subissent de plein fouet les mesures liées au confinement : fermeture de lieux d'accueil ; diminution des maraudes ; arrêt des enregistrements des demandes d'asile ; perte de ressources due à la difficile survie du commerce informel ; difficile accès à la nourriture ; rupture d’activité ou de formation, et donc perte de perspectives ; ruptures de droits et d’accompagnement ; violences intrafamiliales ; dégradation de l’état de santé, stress et traumas…
La Fédération et ses partenaires associatifs se sont fortement mobilisés aux côtés des services de l’État pour atténuer autant que possible le choc de cette période et ce, avant même l'annonce des mesures de confinement, avec la levée de la fin de la trêve hivernale, et puis l'ouverture de places d'hébergement supplémentaires à l'hôtel, de centres de desserrement Covid-19, le versement d'une prime de solidarité aux plus précaires, la mise en place de chèques services...
Malgré cet engagement et ces victoires, il reste encore beaucoup à faire pour les personnes les plus exclues. Alors qu'arrive le temps du déconfinement progressif, nous pensons que la catastrophe sociale annoncée peut et doit être évitée. Les associations, spécialistes des questions liées à la précarité sont les mieux placées pour faire des propositions, apporter des réponses, et anticiper au mieux ce qui est à venir. Précarité, Réfugiés/Migrants, Santé, Emploi/IAEIAEInsertion par l'Activité Économique : vous trouverez dans cette newsletter les notes et courriers envoyés cette semaine aux différents ministères pour anticiper "la crise de l'après crise". En parallèle, le Collectif des associations unies travaille à des propositions sur les sujets de l'hébergement et du logement, nous vous les transmettrons dans la newsletter de la semaine prochaine.
Cette bataille à venir, nous devrons la mener ensemble, et conjointement avec l’État et ses services déconcentrés.
Bien à vous,
Florent Gueguen

 
Cliquez ici pour lire la note du Collectif ALERTE "Pour un plan de rebond solidaire"

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Newsletter spéciale Covid-19 du 27 avril

Newsletter spéciale n°6
Covid-19
Vendredi 24 avril 2020
Intervant·e·s sociaux·ales,
Directeurs·trices d'établissements,
Associations et organismes de solidarité,

La sidération générale qui a suivi les annonces de confinement a entraîné la fermeture de nombreux services de première nécessité et d’accès aux droits comme les accueils de jour, les plateformes de premier accueil pour demande d’asile, la réduction des distributions alimentaires, un difficile maintien de l’accès aux douches publiques et à l’eau… demandant à chacun.e d’assurer, dans une urgence accrue, la protection des personnes les plus démunies. L'offre alimentaire a pu être reconstituée grâce à la mobilisation des associations, au soutien de l’État à travers les chèques services et aux solidarités locales. Néanmoins, les besoins dans ce domaine restent immenses. Les centres d'hébergement sont restés ouverts et ont réussi à amplifier leurs actions malgré des réductions de personnels liées à la crise sanitaire.
Alors oui, le secteur privé non lucratif, nous, associations et les structures de solidarité tiennent le choc. Si tout cela a été rendu possible via le soutien de l’État, c’est aussi et surtout grâce au dévouement et au militantisme des intervenant.e.s sociaux.ales de terrain, qui exercent dans des conditions difficiles, trop souvent sans protection. Cet engagement est une grande fierté et la reconnaissance que nous vous devons ne peut pas être que symbolique. C’est pourquoi, la Fédération des acteurs de la solidarité milite pour le versement d’une prime, que l’État devra prendre totalement en charge.
Par ailleurs, est-ce que les gestionnaires de structures sortiront indemnes de cette crise ? Nous avons déjà obtenu la sanctuarisation des financements pour les activités tarifées ou subventionnées, y compris celles qui ont dû être arrêtées. Nous sommes actuellement en train de chiffrer les surcoûts liés à la crise (lire l’article
"Sécurisation financière des ESSMS : instruction DGCSDGCSDirection générale de la Cohésion sociale et prise en compte des surcoûts Covid-19"), que l’État doit absorber (intérim pour remplacer les absents, matériel de protection, équipement informatique, alimentation…). Des consignes nationales sont nécessaires pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté quand les structures iront demain négocier leur budget. Car ces dépenses auront un impact sur les prix de journée. C’est pourquoi nous réclamons aussi, pour 2020 et 2021, la suspension des tarifs plafonds, mécanique insoutenable dans ce contexte.
Une fois passée l’épidémie, nous ne reviendrons pas au monde d’avant. A l’occasion de la réunion à distance en présence de Julien Denormandie le 20 avril dernier, la Fédération des acteurs de la solidarité a présenté avec ses partenaires les premières propositions à mettre en œuvre à très court terme dans le cadre de la sortie du confinement. Parmi les priorités évoquées : aucune personne remise à la rue sans solution et inconditionnalité de l’accueil, donc la nécessité de prolonger le plan hiver et les réquisitions d’hôtel et locaux vacants sur toute l’année 2020 ; l’accès à un titre de séjour des personnes en situation administrative précaire, l’accès accéléré aux conditions matérielles d’accueil des demandeur.euse.s d’asile ; garantir l’accès aux soins en capitalisant et en renforçant les nouveaux partenariats entre l’hébergement social et le secteur sanitaire, pérenniser dans chaque région les équipes sanitaires déjà mobilisées, élaborer une stratégie de dépistage et de tests plus massive en faveur des personnes précaires et en lien avec la DGS ; garantir un accès à l’alimentation pour tou.te.s ; mobiliser l’insertion par l’activité économique (IAEIAEInsertion par l'Activité Économique) en réorientant la production de certains chantiers d’insertion ; prévenir les impayés de loyer, les expulsions locatives et relancer le plan quinquennal Logement d’abord... Le Collectif des associations unies prépare un document de propositions sur les mesures à engager pour sortir de la crise, que nous diffuserons largement la semaine prochaine. Nous vous enverrons également des mesures spécifiques liées à l'IAEIAEInsertion par l'Activité Économique et l'emploi, pour soutenir les adhérents et la lutte contre le chômage de longue durée.
Nous l’avons vu, l’épidémie a permis de déployer en urgence des moyens que nous n’avions jusqu’ici jamais obtenu. Si nous savons aujourd’hui, encore plus qu’hier, que nous ne sommes égaux ni devant les risques de la vie, ni devant les mesures prises pour les conjurer, la Fédération reste pleinement mobilisée pour que demain, chaque personne puisse avoir accès aux mêmes droits… et bâtir une société plus équitable dans laquelle les richesses seraient mieux réparties.

En attendant de nous retrouver, soyez assuré.e.s de notre total engagement à vos côtés.

Florent Gueguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité
 

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Newsletter spéciale Covid-19 du 17 avril

 
Newsletter spéciale n°5
Coronavirus Covid-19
Vendredi 17 avril 2020
 
Un mois après le début du confinement,
que deviennent les personnes sans domicile
et mal-logées ?
Le Collectif des associations unies (CAUCAUCollectif des Associations Unies), dont la Fédération des acteurs de la solidarité est l'un des porte-parole, tire un premier bilan de ces semaines proches du chaos pour les personnes  les  plus  exclues,  dans  un  dossier alimenté  par  de  très  nombreuses  remontées  de terrain.

Animés en grande partie par des bénévoles parfois âgés, touchés par l’absence de personnels malades ou devant garder leurs enfants, agissant sans gants ni masques, les accueils de jour, maraudes et distributions alimentaires ont vu leur fonctionnement perturbé.
Le choc a été dramatique pour des dizaines de milliers de personnes à la rue ou en habitat précaire, privées de leurs moyens de survie habituels, ne trouvant plus d’accès à l’hébergement, à l’alimentation, à l’eau ou aux soins.
Depuis,  de nombreuses  avancées  ont  été  réalisées  grâce  à  la  mobilisation  des  pouvoirs  publics  et  des associations. L’accès à l’alimentation s’est réorganisé difficilement. 9 000 places d’hébergement  ont  été créées en urgence et 80 Centres d’hébergement spécialisés (CHS) ont ouvert pour accueillir des personnes malades du Covid-19.
Pour autant, les associations du collectif tiennent à mettre en avant les alertes les plus préoccupantes. Des milliers  de  personnes  sont  encore  à  la  rue,  appelant  le  115115Numéro d’urgence sociale anonyme et gratuit pour les sans-abri  en  vain (comme c’est le cas de près  de  2000 personnes chaque  soir) ou ayant renoncé à le faire. Les solutions d’hébergement, parfois à  plusieurs par chambre à l’hôtel ou dans des centres, voire dans des gymnases, sont rarement adaptées. Dans  les bidonvilles,  dans  les  foyers  de  travailleurs  migrants  et  pour  certains  groupes  de Gens  du  voyage,  des situations  de mal-logement  extrêmes,  sans  possibilité  de  rester  confiné  ou  de  respecter  correctement  les gestes-barrière,  exposent  des  populations  particulièrement  vulnérables au risque de la contamination. Certains territoires, notamment Paris, Toulouse, Marseille, Calais, Grande-Synthe, Mayotte ou la Guyane concentrent un grand nombre des situations les plus délicates.
Cette  interpellation  du  Collectif  des  associations  unies vise  à  empêcher  de  nouvelles  hécatombes. De nombreuses actions volontaristes, que l’on disait hier impossibles, ont été accomplies, mais beaucoup reste à faire. Les personnes sans domicile ont besoin de mesures de survie : réquisition des hôtels et bâtiments vides, dépistage prioritaire, accès aux gants, masques, gels et gardes d’enfants pour les travailleurs sociaux, aides financières exceptionnelles pour compenser les chutes de revenus et éviter les impayés de loyer ou de charges.
A  moyen terme, l’après-confinement devra permettre des changements profonds. Pour éviter, à chaque crise ou chaque hiver, de bricoler des solutions palliatives en urgence, le système d’aide aux personnes sans domicile doit définitivement s’orienter vers le Logement d’abord, l’augmentation des minima sociaux et une facilitation des régularisations administratives
Cliquez ici pour lire le dossier d'analyse complet

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